vendredi 12 septembre 2014

La femme de Caïn

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Ivory_Cain_Abel_Louvre
La Bible nous apprend que Caïn avait une femme.
Le caractère soudain de cette information nous plonge d'emblée dans la perplexité et le questionnement car le texte semble ne donner aucune indication d'où pourrait lui venir cette épouse.
Le récit relate le vécu de quatre humains. Adam, Eve sa femme, Caïn et Abel leurs fils.
Mais voilà que sans ambages, l'auteur nous livre cet aspect de la vie de Caïn de manière assez brusque :
Gen.4:16-17 16 Puis, Caïn s’éloigna de la face de l’Eternel, et habita dans la terre de Nod, à l’orient d’Éden.17 Caïn connut sa femme; elle conçut, et enfanta Hénoc. Il bâtit ensuite une ville, et il donna à cette ville le nom de son fils Hénoc.
L'Écriture ne nous donne pas de précisions particulières concernant cette femme, s'il s'est éloigné de la face de l'Éternel avec elle ou s'il l'a rencontrée suite à son exil.
Caïn est déjà installé sur la terre de Nod quand il engendre Hénoc, car il a quitté l'Éden suite au meurtre perpétré contre son frère Abel. A cause de cette information on serait tenté de conclure qu'il a rencontré son épouse lors de son exil ce qui laisserait envisager qu'il puisse exister une autre souche humaine non adamique.
Or l'hypothèse que Caïn puisse trouver une femme en dehors de la souche adamique ne trouve pas d'issus favorables car la Bible soutient que seul Adam est père de l'humanité toute entière.
Au final on est contraint par le contenu de la révélation qui nous interdit toutes manœuvres hors de son champs et nous oblige a emprunter le chemin balisé par la sagesse divine.
Bien malgré nous, force est d'avouer qu'il est plus probable que Caïn se soit séparé de ses parents en compagnie de son épouse du fait que son départ fut forcé à cause de la malédiction divine prononcée envers lui pour fratricide et qui le rendait esclave d'une vie en errance et en vagabondage.
Ge.4:8-14
8 Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel ; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua.
9 L’Eternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon frère ?
10 Et Dieu dit : Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi.
11 Maintenant, tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère.
12 Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse. Tu seras errant et vagabond sur la terre.
13 Caïn dit à l’Eternel : Mon châtiment est trop grand pour être supporté.
14 Voici, tu me chasses aujourd'hui de cette terre ; je serai caché loin de ta face, je serai errant et vagabond sur la terre, et quiconque me trouvera me tuera.
Dans notre article sur les « fils de Dieu », nous avons démontré que :
  • Caïn ne fut pas le premier enfant d'Adam et Eve, mais qu'il fut le premier enfant mâle, le premier homme, né en période postlapsaire,
  • Dans l'humanité postlapsarienne le couple eut de nombreuses filles avant lui, à cause de la « malédiction des fils » encourue par Eve,
  • Selon les textes, l'humanité toute entière repose sur une souche unique : Adam et Eve.
  • Nous porterons quelques éclairages sur ces différents points tout au long de notre article.
A cause de ces trois caractéristiques et du fait que nous sommes limités par la révélation biblique, on en vient à admettre que :
► La femme de Caïn ne peut être qu'une fille née d'Adam et Eve, c'est une de ses sœurs.

La réalité est choquante, elle est dure, elle ne parait même pas envisageable tant elle semble être injurieuse et la réaction première est de dire :
« C'est de l'inceste, inutile d'en lire d'avantage, Dieu ne saurait permettre de telles abominations !... »
Cependant écoutons au moins la fin du discours et l'on pourra émettre un avis avisé.

Vous avez raison c'est bien de l'inceste, particulièrement pour nous qui connaissons la Loi mosaïque et la Volonté de Dieu, eu égard à la Révélation donnée aujourd'hui.
En effet c'est par la Loi qu'est venue la connaissance du Péché Ro.3:20 ; Ro.7:7. Or cet héritage de la Loi ne s'est pas limité qu'aux seuls détenteurs de la loi mais a été répandu sur l'humanité entière qui aujourd'hui a appris aussi à discerner entre ce qui est bien et ce qui est mal. Si la loi n'avait été donnée un temps certainement nous aurions considéré bien des choses comme normatives tandis qu'elles seraient hautement condamnables par Dieu.
Ainsi notre approche consistera à déterminer si la perception que nous avons du Péché aujourd'hui était la même pour l'humanité antérieure au décalogue, si elle avait cette conscience du Péché telle que nous la possédons aujourd'hui.
Si nous jugeons nos ancêtres selon le degré de notre connaissance actuelle et de l'intelligence spirituelle qui nous a été accordé d'acquérir au fil des millénaires, il est évident que nous poserions du neuf sur du vieux et le résultat se verra en forme de déchirure. Comprenons que porter un regard anachronique sur ces textes anciens, devient vite préjudiciable pour une compréhension juste.

Notre développement se fondera sur l'enseignement des Écritures concernant le Péché.
La révélation des mystères cachés en Jésus-Christ aiguisera nos facultés intuitives afin de saisir comment naît le Péché dans la vie des hommes.
Il est écrit :
Ro 7:8 Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises; car sans loi le péché est mort.
Ro.5:13 car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi. • Ro.4:15 parce que la loi produit la colère, et que là où il n’y a point de loi il n’y a point non plus de transgression.
Une première affirmation : « sans loi, le péché est mort »,
Une seconde pensée qui est son corollaire : « le péché n'est pas imputé, quand il n'y a point de loi ».
Une troisième qui confirme le tout : « là où il n’y a point de loi il n’y a point non plus de transgression ».

Pour que le péché soit et puisse être imputé en péché, il faut au préalable :
  • Dieu et un être moral, tel que l'humain ou l'ange,
  • Une loi ou un commandement ou un ordre spirituel émanant de Dieu et porté à l'attention de cet être moral,
  • La connaissance de cette loi ou du commandement ou de l'ordre divin par l'être moral, sa conscience en rendant témoignage,
Quand Dieu fait connaitre sa Volonté par le commandement à l'être moral, il y a deux résultats possibles subséquent au choix manifesté par ce dernier :
  • La Justice suite à l'obéissance au commandement,
  • Le Péché suite à la désobéissance au commandement.
La source de la Justice ou du Péché chez l'être vivant, c'est son libre arbitre en sa souveraine autonomie vis à vis du commandement :
  • Tant que l'être moral manifeste l'obéissance au commandement, il demeure dans la Justice de Dieu et sa foi lui est imputée à Justice,
  • Si l'être moral désobéit, il y a transgression du commandement, le Péché prends alors vie et son péché lui est imputé en condamnation.
Il nous est donné de percevoir une révélation ici:
Le Péché n'a pas d'existence propre car il est l'expression directe d'un manquement à une Loi divine donnée à un être moral.
    De sorte que :
  • Sans Loi la transgression n'existe pas Ro.4:15. Sans transgression le Péché ne peut prendre vie, il est mort Ro.7:9,
  • Pour que le Péché soit, il faut obligatoirement la transgression du commandement. Ainsi le Péché tire sa puissance directement du commandement ou de la Loi.
    La malédiction est l'effet manifeste de cette puissance qui se révèle être l'antinomie de la bénédiction puissance de Vie et héritage de la Justice qui s'obtient par la foi, 1Cor.15:56
  • Dans le cas où aucun commandement n'est donné par Dieu à l'homme, nul péché ne peut exister pour l'homme et/ou ne peut lui être imputé Ro.5:13, même si à l'échelle de Dieu ce qui est manifesté par l'homme serait Péché.
► Le Péché n'est imputé en péché à l'être moral, si et seulement si celui ci transgresse un ordre divin connu.

La Bible définit ainsi le Péché :
1Jn 3:4 Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi.
Ainsi, sans commandement donné à l'homme aucune transgression ne peut être évoquée et aucun péché ne peut être imputée, car l'origine de tout péché c'est la transgression du commandement. 1Cor.15:56.

Comprenons donc :
Concernant le Péché de l'inceste, il n'existe que dans la conscience de ceux qui ont reçu un commandement, une loi, ou une règle morale qui le légifère.
De sorte que si aucun ordre de Dieu spécifique à l'inceste n'est intervenu à l'époque de Caïn ou dans l'humanité précédent la promulgation de la loi mosaïque, nul ne peut leur imputer ce péché, même si ce qu'ils manifestaient était péché révélé à l'humanité bien plus tard par ladite Loi.
A la vérité, aucun commandement propre à cette période de l'humanité n'a défini un interdit concernant le mariage entre un fils et une fille d'Adam. La Loi est venue bien longtemps après avec Moïse.
Or c'est cette Loi qui donna la connaissance du Péché et éveilla la conscience de l'homme en ce qui concerne le bien et le mal, selon qu'il est écrit :
Ro 3:20 Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché,...
Et encore :
Ro 7:9 Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.
Sur le rapport de la conscience :
Le commandement de Dieu ne précisant absolument rien en matière d'inceste, ce péché d'inceste ne pouvait exister en leur conscience au cours de cette période et par conséquent ne pouvait leur être imputé. Il n'y avait aucun interdit de l'Éternel Dieu qui légiférait ce type d'union.
Ainsi, faute de loi leur conscience ne pouvait les accuser de pécher contre Dieu.

► Pour les hommes de ce temps, prendre pour épouse une de ses sœurs ne réveillait pas en eux la conscience d'un péché commis, car ils n'avaient pas cette connaissance singulière du péché, qui de ce fait ne pouvait être imputé.

Cela ne veut nullement dire que ces unions étaient en Volonté de Dieu. Dieu hait tout péché, il hait le Péché, il ne peut être tenté par le mal, il ne tente quiconque Jacques 1:13.
Si la Loi commandements spirituels d'anges, légifère l'union consanguine en inceste, Dieu lui même ne saurait l'approuver. Si c'est péché pour la Loi, à plus forte raison c'est péché pour le Dieu Saint et Tout Puissant.
Cependant à cause de sa Miséricorde et dans l'objectif de préserver l'humanité, Dieu a usé de patience par pure bonté. Les humains agissaient et vivaient dans l'ignorance et Dieu a refusé volontairement de tenir compte de ces temps d'ignorance. Ce péché demeura impuni, faute de Loi afin d'être imputé en propre aux humains.

La Bible précise dans ces temps antédiluviens l'immense patience de Dieu envers l'humanité, selon qu'il est écrit :
1Pi.3:18-20
18 Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit, 19 dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison,20 qui autrefois avaient été incrédules, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction de l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire, huit, furent sauvées à travers l’eau.
Cependant on observe que, plus le temps éloigne l'humanité du Jardin d'Éden plus l'homme se livre à l'iniquité.
C'est ainsi qu'environ deux mille cinq cent ans après que Dieu eut revêtu Adam et Eve de l'habit de peau, il accorda à Moïse la Loi qui révéla à l'humanité et plus spécifiquement au peuple juif, la connaissance du Péché Ro 3:20(b).
A partir de là, on vit apparaître les premiers commandements légiférant le mariage et qui spécifiaient le péché de l'inceste.
Dès lors ce péché a été connu des hommes et a pu leur être imputé, cette règle subsiste encore dans l'Esprit jusqu'à nos jours selon qu'il est écrit:
Lev.18:9 Tu ne découvriras point la nudité de ta sœur, fille de ton père ou fille de ta mère, née dans la maison ou née hors de la maison.

Lev.20:17 Si un homme prend sa sœur, fille de son père ou fille de sa mère, s’il voit sa nudité et qu’elle voie la sienne, c’est une infamie; ils seront retranchés sous les yeux des enfants de leur peuple: il a découvert la nudité de sa sœur, il portera la peine de son péché.

Deut.27:22 Maudit soit celui qui couche avec sa sœur, fille de son père ou fille de sa mère! — Et tout le peuple dira: Amen!
► Pour les premiers hommes et femmes de l'ère postlapsaire, de la période antédiluvienne jusqu'à la promulgation du décalogue par Moïse, ces lois leurs étaient inconnues. Ils ne pouvaient être imputés d'un péché qu'ils ignoraient et sont donc restés impunis de ce péché.

Ne faisons pas d'anachronismes lors de la lecture de ces premiers textes du livre de la Genèse qui sont d'une toute autre intelligence spirituelle que la notre, sous d'autres lois. Cette période fut appelée par l'apôtre Pierre ancien monde 2Pi.2:5.

Dans la vie des patriarches, ces unions avec des sœurs se sont encore retrouvées au moins chez Abraham selon qu'il est écrit de lui dans l'épisode d'Abimélec :
Ge.20:12-18 12 De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père seulement, elle n’est pas fille de ma mère et elle est devenue ma femme.
Si le Péché de l'inceste était imputé à cette époque, Abraham serait maudit selon que stipule la Loi en Lev.20:17 et Deut.27:22. Or il n'en fut rien.
Loin de là, Dieu frappe de stérilité la maison d'Abimélec et Abraham devint par la suite, source de bénédiction pour toutes les Nations, Dieu lui imputant sa foi à Justice.
C'est ainsi que malgré cette particularité dans sa vie mais à cause de Dieu qui ne tient pas compte des temps d'ignorance et n'impute pas aux hommes leurs offenses autant que l'iniquité est manifeste, Abraham devint le père de tous ceux qui croient.

Quoi que nous parlons ainsi, nous précisons à cause de la Justice divine et avec fermeté ceci :
Dieu, bien qu'ayant laissé des péchés impunis auparavant au temps de sa Patience envers l'humanité, les a tous punis en Jésus-Christ car c'est lui qui est venu avec son sang, afin d'être la rançon pour toutes les iniquités manifestées depuis l'origine et jusqu'à la fin, selon qu'il est écrit :
Ro.3:25-26 C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, 26 de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.
Saisissons simplement que notre humanité actuelle fut véritablement conçue dans le Péché et née dans l'iniquité selon que David l'exprime par l'Esprit dans le verset suivant:
Ps 51:5 Voici, je suis né dans l’iniquité, Et ma mère m’a conçu dans le péché.
Ce verset doit être pris dans un sens général et universel. David est né dans l'iniquité parce que le Péché est entré dans le monde par Adam et sa mère l'a conçu dans le péché du fait qu'au jour de sa naissance le Péché était déjà dans le monde.
Dans la pensée, David révèle ici que tout humain naît dans un monde où règne le Péché et dans lequel tous sont marqués par le Péché en leur chair d'où les notions de « esclave du Péché » , « vendu au Péché », ce qui ne veut aucunement dire que tous sont imputés du péché d'Adam par défaut ou par nature ou par conception et naissance dans le monde.
En effet, jamais la pensée de ce verset n'évoque le fait que l'homme est déclaré pécheur de naissance et imputé de péché dès sa conception. Ce verset ne défends pas le dogme du Péché Originel tel il est définit dans l'interprétation augustinienne, bien au contraire il l'infirme.
La pensée à retenir c'est que tout humain qui naît d'hier et d'aujourd'hui ne peut se gargariser d'être d'une souche sans tares car dès le Péché et en période postlapsaire l'humanité toute entière a porté la marque de l'inceste. Nous reviendrons plus en détails sur cet aspect dans la suite de notre exposé.

Explicitons maintenant quelques interrogations ou considérations :
Certains pensent que la femme de Caïn pouvait être quelqu'un d'autre qu'une fille d'Adam et Eve.
Ce n'est déjà pas possible sur la base que la source de l'humanité entière c'est Adam et son épouse, sinon il faudrait donner les versets bibliques attestant qu'il eut pu exister d'autres ou un autre couple que celui d'Adam et Eve.
Dans l'hypothèse d'un autre couple, comment serait il déclaré pécheur avec leur descendance si seuls 'Adam et sa femme ont péché, car le Péché des uns ne peut être imputé aux autres ?
Et si le mot Adam désigne une pluralité d'individus comme certains le proclament, comment l'humanité toute entière serait elle mortelle, vu que la mort n'est venue dans le monde que par la faute d'un seul individu ?Ro.5:12-19
Ces simples interrogations confirment qu'il y a une impossibilité d'avoir plusieurs couples prélapsariens, de plus la Bible en aurait parlé indubitablement.
La règle spirituelle donnée par l'Écriture est la suivante :
Nul n'est imputé du péché d'autrui, cependant tous peuvent être impactés par le péché d'un seul.
Pour expliciter les choses :
'Adam a péché, il est seul responsable de son péché et ce péché ne peut que lui être imputé.
Cette règle est analogue à la règle de Justice suivante : Abraham crut en Dieu et sa foi lui fut imputée à justice, Ro.4:3. Mais sa foi ne peut être imputée à justice à un autre.
Pour que la foi soit imputée à justice à un autre il faut que celui là croit en Dieu comme Abraham a cru en Dieu ! Cependant la parole de Justice adressée à Abraham bénissait sa postérité de sorte que ceux qui croient comme Abraham le croyant au Fils unique de Dieu savoir Jésus-Christ le Juste, entre dans le bénéfice de la bénédiction d'Abraham qui du coup devient le père des croyants. On retrouve cet adage bien connu : tel père, tel fils.
A contrario 'Adam pèche, sa transgression lui est imputée en péché, mais son péché ne peut être imputé à un autre. Cependant à cause de lui la mort est entrée dans le monde et la mort s'est répandue à tous les humains même si ces derniers n'ont pas péché comme lui, car par sa transgression 'Adam a vendu l'humanité au Péché.
De père à fils on hérite de quelque chose, et ce que l'humanité postlapsaire a été imputé ce n'est pas du péché de 'Adam mais des effets ou encore des conséquences du péché de 'Adam.
En effet suite à son iniquité 'Adam fut rendu mortel. De ce fait tous ceux qui sont engendrés d'Adam mortel sont rendus mortels dès leur conception même s'ils n'ont pas commis une transgression semblable à celle de 'Adam et même s'ils ne sont pas imputés de son péché.
L'analogie avec la justice de la foi est la preuve indubitable qu'il est impossible que le péché d'un individu soit imputé à un autre sinon cela ferait dire que la foi d'un individu peut être imputée à un autre à justice ce qui est impossible.
Pour un seul qui croit beaucoup peuvent être sauvés(Noé et sa famille) mais cela ne veut aucunement dire que tous ont cru, de sorte que la foi d'un seul ne peut être imputé à justice à tous; De même pour un seul qui pèche(David lors du dénombrement) beaucoup peuvent être condamnés mais cela ne veut aucunement dire que tous ont péché, de sorte que le péché d'un seul ne peut être imputé à tous.
Ainsi la règle spirituelle qui s'observe entre Adam et l'humanité postlapsarienne est celle de l'engendrement selon son image et selon sa ressemblance et que l'on retrouve en Ge.5:3 et non point une règle d'un péché originelle transmissible de père en fils.
Ge.5:3 Adam, âgé de cent trente ans, engendra un fils à sa ressemblance, selon son image, et il lui donna le nom de Seth.
Ici se révèle la traîtrise du Péché et de la Mort, qui avant même que chaque humain de l'humanité postlapsaire ne commette une transgression et ne soit déclaré coupable de son propre péché, qu'il est déjà frappé par la condamnation imputée à 'Adam à cause de son propre péché et qui est la Mort. L'injustice est la mort imputée dès la conception alors qu'aucun n'a péché comme 'Adam.
Et c'est ici qu'il convient d'être prudent et très fin car l'humain s'il est conçu mortel dès le sein de sa mère cela est une injustice du Péché qui est venu avec la Mort et non les conséquences d'une imputation de péché dès la conception. C'est pourquoi l'apôtre Paul en Ro.7:13 démontre la Justice magistrale et sans conteste de Dieu envers le Péché qui a été jusqu'à se servir de la Loi qui est bonne et spirituelle afin de mener la mort à son apogée dans l'humanité. Paul conclut avec éclat que le Péché à cause de cela est devenu condamnable au plus haut point.
Ro.7:7-25
7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit: Tu ne convoiteras point.
8 Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort.
9 Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.
10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.
11 Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.
12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort ? Loin de là ! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.
14 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.
15 Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.
16 Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.
17 Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi.
18 Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.
19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.
20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.
21 Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.
22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ;
23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.
24 Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? …
25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! …  Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.
Ro.8:1-4
1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.
2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.
3 Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, — Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,
4 et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.
Notons que le Péché s'est organisé afin qu'aucun humain ne puisse résister à sa puissance car il a marqué toute chair de son sceau et de sa loi afin de s'assurer d'un empire absolu et indiscutable Ro.7:23. C'est machiavélique, sadique et extrêmement perfide.
En effet qu'ont fait par exemple les autres êtres de la création et la création toute entière pour subir la puissance du Péché par la Mort ?
Absolument rien au départ !
Hormis Satan et ses démons, ce ne sont pas les autres êtres de la création qui péchèrent, mais 'Adam et 'Ishshah et du fait de leur péché toute la création fut impactée par le Péché et la Mort.
Paul lui même parlant de cette profonde injustice portée à la création s'écrie qu'elle y fut soumise contre son gré et qu'elle soupire à sa délivrance :
Ro.8 19-22
19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.
20 Car la création a été soumise à la vanité, — non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance
21 qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.
22 Or, nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.
L'observation que l'on peut donner encore c'est que le Péché étant entré dans le monde a perverti la création à un point tel qu'il en a détruit toute l'innocence et la beauté afin de la mener à être infâme et odieuse aux yeux de Dieu, dans l'unique but que Dieu lui même la haïsse et détruise tout ce qu'il a créé. Cette puissance est si exacerbée, si parfaite et rodée dans la cruauté, la méchanceté, le cynisme qu'elle a bien failli réussir.
Le déluge de Noé est un témoignage parlant de l'objectif du Péché et de la Mort.
Tout ceci démontre la perfidie du Péché qui est venu avec la Mort et qui a appliqué envers toute la création une domination par la peur en se révélant une puissance profondément dominatrice, injuste, mauvaise, traître, cruelle, inique, implacable, froide, dure, féroce, sauvage...
Mais Grâce soit rendu à Dieu qui par son Amour, sa Sagesse, son Intelligence, sa Patience etc. a su gérer les choses et a triomphé des plans machiavéliques des puissances de Ténèbres et du Chaos jusqu'à nous donner son Fils unique Jésus-Christ afin de rendre une Justice parfaite dans toute sa création. Christ triompha en effet, des Ténèbres, du Péché, de la Mort, de Satan, des démons, de toutes les puissances qui pourraient se nommer dans les cieux, sur la terre et dans toutes les profondeurs au travers de sa Croix et par l'offrande de son sang Col.2:15.

Pour en venir à la substance de notre réflexion présente, saisissons simplement que nul n'est conçu pécheur, nul humain dans le sein de sa mère n'est imputé du péché de quiconque, nul humain n'est pécheur dès le sein de sa mère, nul humain ne naît pécheur.

Comment concevoir qu'un être nouvellement conçu et dans le ventre de sa mère soit pécheur quand il n'est même pas encore né dans le monde et qu'il n'a commis ni bien ni mal ? C'est impossible !
En effet quelle est la transgression de l'être nouvellement conçu, quel péché a t-il commis pour qu'il soit imputé de péché et déclaré pécheur ? Quelqu'un peut-il dire ce qu'a fait l'être nouvellement conçu pour être imputé de Péché dès sa conception ? Son péché serait-ce celui d'exister ?
La loi des humains ne montre t-elle point que ne sont déclarés coupables et condamnables que ceux qui sont reconnus en faute vis à vis de ladite loi ? Si le non fautif est imputé de la faute d'un autre n'y aurait-il point injustice ?
Ainsi comment concevoir spirituellement que 'Adam pèche et que nous soyons imputés de son péché ? C'est à dire déclarés coupables de sa faute alors que nous n'avons pas commis cette faute. N'est ce point ici de l'injustice ? N'y a t-il point ici quelque chose d'anormale et d'infondée, tandis que la loi même des humains n'impute à quiconque la faute d'un tiers ?
Pourquoi fait-on par exemple de la pensée augustinienne concernant la doctrine du Péché Originel une règle divine comme si elle était spirituelle ? Cette interprétation singulière de Ro.5:12 par Augustin d'Hippone pointe un doigt accusateur sur des innocents au point d'être une règle criminelle et inique car elle impute des fautes inaccomplies à des innocents et les déclare coupables et condamnables. Il est vrai que nous dénonçons le caractère pernicieux de la pensée augustinienne sous le rapport du péché d'Adam vis à vis de l'humanité.
Quand l'apôtre Paul use de l'expression «tous ont péché...» en Ro.5:12, il se réfère bien évidemment à toute la démonstration qu'il a laissé en Ro.3:12 et qui définit la manière dont tous ont péché. Et dans cette démonstration il ne fait aucunement allusion à l'imputation d'un péché d'Adam mais bien à l'imputation du péché propre à chacun.
Ro.3:9-18
9...nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché,
10 selon qu’il est écrit : Il n’y a point de juste, Pas même un seul ;
11 Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu ;
12 Tous sont égarés, tous sont pervertis ; Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul ;
13 Leur gosier est un sépulcre ouvert ; Ils se servent de leurs langues pour tromper ; Ils ont sous leurs lèvres un venin d’aspic ;
14 Leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume ;
15 Ils ont les pieds légers pour répandre le sang ;
16 La destruction et le malheur sont sur leur route ;
17 Ils ne connaissent pas le chemin de la paix ;
18 La crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux.
Il y a une nuance importante a observer : L'humanité postlapsaire si elle n'est pas imputée du péché de 'Adam car elle n'a pas péché comme Adam, elle se voit malgré elle condamnée comme Adam c'est à dire frappée par la Mort et encore de la peccabilité de la chair qui est cette nature dans une prédisposition à pécher, susceptible de pécher, enclin à pécher, esclave du Péché, livrée au Péché, marquée en ses membres du sceau du Péché.
Et c'est cette peccabilité naturelle de la chair qui fait que «tous ont péché», car à cause de la faiblesse de la chair tous pèchent, tous sont obligés de pécher puisque tous sont sous l'empire du Péché, d'autant plus que le Péché s'est assuré que la chair n'ait pas de puissance et de pouvoir contre elle. Même le Seigneur Jésus le reconnait car il l'a jugé d'être faible face à la puissance du Péché par la tentation, tout en nous révélant que l'esprit est bien disposé c'est à dire capable de triompher de la puissance du Péché, des tentations de la chair, de la puissance du malin Marc 14:38.
C'est pourquoi nous n'abondons pas dans la définition augustinienne du Péché Originel qui pour nous est une règle imparfaite car elle impute par défaut ou par nature à l'innocent la faute du coupable.
Il y a en effet une nuance capitale entre être imputé du péché d'Adam et porter malgré nous la condamnation imputée à Adam.

En supposant que 'Adam et 'Ishshah eurent engendré en période prélapsaire, ce qui est véritablement arrivé, comment envisager les choses?
Les premiers enfants engendrés sont nés hors du péché de 'Adam. Ils ne sont donc pas entachés par la mortalité, et ils sont semblables à 'Adam fils de Dieu non pécheur, non mortel.
Quand 'Adam a péché que deviennent-ils?
Étant donné que leur engendrement est antérieur au péché de 'Adam, ils ne pouvaient et ne peuvent être impactés par un péché commis après leur naissance.
Ainsi ils sont demeurés tel ils étaient depuis leur naissance et là on assiste à une division dans l'humanité. Une part est non mortelle et non pécheresse et une autre part est forcément mortelle et pécheresse, car elle pèche du fait de sa peccabilité.
C'est ainsi que le péché de 'Adam s'il a impacté une humanité, il n'a pu impacter que l'humanité postlapsarienne et non la prélapsarienne.
S'il advenait que l'humanité prélapsarienne soit déclarée pécheresse cela ne serait rendu possible que si chaque engendré de ladite génération pèche pour sa part et soit imputé de son propre péché. Façon de dire que seuls ceux de cette génération qui pèchent en propre sont déclarés pécheurs car aucun ne peut subir l'imputation du péché d'un autre.

A cause de cela, si Dieu avait donné à l'humanité plusieurs sources semblables à 'Adam(ce qui n'a pas été possible nous le précisons) et non une unique source en 'Adam, l'iniquité de 'Adam n'aurait pu impacter l'ensemble de l'humanité puisque tous ne descendraient pas de lui seul, à moins que les autres sources de l'humanité ne se soient corrompues à leur tour comme 'Adam lui même s'est corrompu.
Cependant si un tel événement avait eu lieu, la Bible l'aurait mentionné et n'aurait pas parlé d'une seule source qui condamna toute l'humanité en mortalité, la renferma dans le Péché en la rendant peccable et fit qu'elle soit vendue au Péché et esclave du Péché, en précisant plusieurs fois dans le nouveau testament qu'elle est seule et unique au travers de ces versets :
Actes 17:26 Il(Dieu) a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure ;

Romains 5:13-21
13 car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi.
14 Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir.
15 Mais il n’en est pas du don gratuit comme de l’offense ; car, si par l’offense d’un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup.
16 Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché ; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.
17 Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul.
18 Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes.
19 Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes.
20 Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,
21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur.
Observez que nous n'avons pas dit pour l'humanité prélapsarienne une humanité immortelle mais une humanité non mortelle. Pourquoi ?
La raison est simple c'est que le corps de 'Adam et 'Ishshah prélapsariens pouvait mourir, la preuve est qu'ils sont bien morts à cause de leur propre péché. Si d'aventure ils étaient immortels, ils ne seraient pas morts ou encore il aurait été impossible pour eux de mourir. Ils étaient non mortels c'est à dire que la mort n'avait aucun pouvoir sur eux, n'avait rien en eux, n'agissait pas et ne pouvait agir envers eux.
Cependant à cause de l'interdiction de manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, ils pouvaient mourir si tant est qu'ils mangaient de ce fruit. Ainsi ils ne pouvaient mourir tant qu'ils ne péchaient point, et tant qu'ils pouvaient manger de l'arbre de la vie.
Mais quand ils péchèrent la mort est venue chez eux et les a frappés dans leur tente, dans leur corps, dans leur premier habit et les a entraînés dans ses Ténèbres. A leur création, ils étaient dans un corps non terrestre fait des choses d'en haut, non mortel mais non immortel. Nous définissons ce corps comme étant un corps céleste mais non spirituel, un corps intermédiaire entre le corps mortel et le corps spirituel.
    Ainsi nous trouvons :
  1. Le corps mortel qui l'est de part sa nature, il meure même si l'être ne pèche pas. Le corps terrestre que nous revêtons actuellement est mortel par nature et Jésus est bien mort de corps terrestre tandis qu'il n'a point péché.
    La loi du Péché est inscrite dans sa chair ou dans ses membres et il lui est incapable de résister au Péché car il est vendu au Péché et la puissance du Péché agit en lui.
    Si aujourd'hui nous triomphons du Péché c'est par notre foi qui croit activement et instamment que nous sommes morts au Péché de notre vivant terrestre, au travers de notre baptême en Christ qui consiste dans le dépouillement du corps de la Chair.
    Ce corps aspire autant que notre être intérieur à sa délivrance, à sa rédemption et elle lui sera donnée à la Parousie du Seigneur Christ,
  2. Le corps intermédiaire que nous reconnaissons être un corps céleste n'est pas mortel par nature, mais est susceptible de mourir si l'être pèche. C'est ce corps qu'ont revêtu 'Adam et 'Ishshah au commencement et c'est aussi l'une des raisons qui nous permets d'avancer que 'Adam et 'Ishshah à leur création étaient perfectibles et non point parfaits.
  3. Le corps spirituel est par contre immortel et incapable de pécher car aucune puissance du Péché ne peut résider en lui et ne peut avoir de prise sur lui. Ce corps domine le Péché dans toute sa puissance et dans toute sa profondeur. Celui qui est revêtu d'un tel corps est rendu par Dieu semblable à Lui, dans une nature divine et spirituelle qui fait qu'il est incapable de pécher, incapable de faire le mal, incapable d'être tenté par le mal.
    Ceux qui hériteront d'un tel corps spirituel immortel, incorruptible, éternel à la résurrection des morts/transmutation des vivants sont les esprits des justes parvenus à la perfection, ceux qui ont atteint par la Grâce de Dieu la stature parfaite de Christ.
    Aujourd'hui Jésus-Christ ressuscité est revêtu de ce corps céleste glorieux immortel, le Corps Spirituel.
Poursuivons :
En période postlapsaire, Caïn est le premier enfant mâle d'Adam, viendra ensuite un second enfant mâle en la personne de Abel.
Notons que Caïn n'est pas déclaré premier-né du couple et cela n'est mentionné nulle part dans l'Écriture, et s'il était véritablement le premier-né, l'Écriture n'aurait pas hésité à le préciser. Ce vide est volontaire et est la preuve qu'il n'est pas premier-né mais qu'il est le premier enfant mâle postlapsarien car avant lui, Adam et Eve eurent effectivement de nombreuses filles.
Seth naît quand Adam est âgé de cent trente ans, Abel est déjà mort assassiné par son frère Caïn qui est chassé et s'en va habiter la terre de Nod avec sa femme. Entre la naissance de Abel et celle de Seth, Eve enfanta encore que nombreuses filles.
Notons que l'âge d'Adam se décompte quand il fut revêtu de l'habit de peau, terrestre et mortel.

En supposant que la femme de Caïn soit une des filles de Abel, le même scénario viendrait à l'esprit : D'où proviendrait la femme de Abel ?
La Bible reste profondément muette sur les détails de sa vie, aucun des versets qui parlent de l'humanité ne nous permet d'avoir une révélation particulière, hormis le fait qu'un arbre généalogique Ge.4:17-23 est donné à Caïn.
Ce dernier point est important car l'écrit retrace avec précision certains pans de la vie de Caïn tandis qu'aucun maillon de sa descendance n'a été retenu pour être un chaînon de notre humanité actuelle. En effet la trame universelle de l'humanité se lit en Adam, Seth, Noé.
Pourquoi préciser cette pensée ?
Le but est de démontrer que le texte de la Genèse n'a privilégié que l'engendrement des fils chez les premiers humains, ce qui ne veut nullement dire qu'il n'y a pas eu engendrement de filles.
    En effet, on observe des phrases bâties selon le même canevas «yada'..., 'ishshah..., harah..., yalad..., 'iysh/ben» :
  1. Ge.4:1 Adam connut(yada') Eve, sa femme('ishshah) ; elle conçut(harah), et enfanta(yalad) Caïn et elle dit : J’ai formé un homme('iysh) avec l’aide de l’Eternel.2 Elle enfanta(yalad) encore son frère Abel.
  2. On retrouve la même structure dans la phrase suivante :
  3. Ge.4:17 Caïn connut(yada') sa femme('ishshah) ; elle conçut(harah), et enfanta(yalad) Hénoc. Il bâtit ensuite une ville, et il donna à cette ville le nom de son fils(ben) Hénoc.
    Du verset 18 à 23 l'écrit retrace la postérité des fils de Caïn.
  4. Ge.4:25 Adam connut(yada') encore sa femme('ishshah) ; elle enfanta(yalad) un fils(ben), et l’appela du nom de Seth, car, dit-elle, Dieu m’a donné un autre fils à la place d’Abel, que Caïn a tué.
  5. Mais nous lisons :
  6. Ge.5:3-4: 3 Adam, âgé de cent trente ans, engendra un fils(ben) à sa ressemblance, selon son image, et il lui donna le nom de Seth. 4 Les jours d’Adam, après la naissance de Seth, furent de huit cents ans ; et il engendra des fils(ben) et des filles(bath).
Ces diverses informations regroupées sont capitales pour plusieurs raisons :
♦ De la création de la femme jusqu'à Ge.5:4 aucun verset ne laisse entrevoir qu'Adam a eu des filles et si on se laisse mener par ce vide on finit par déduire qu'Adam n'a eu que trois fils en cent trente ans d'existence, ce qui s'avère faux bien évidemment. Et c'est cette manière de faire et de voir les choses qui a induit la pensée que Caïn serait le premier-né d'Adam ce qui est encore faux.
Nous avons démontré cela dans notre article sur les fils de Dieu, nous ne reviendrons pas sur ce point ici.
Ce qu'il convient de reconnaître c'est que l'écrit, s'il ne fait pas mention de l'engendrement des filles ne dit pas non plus qu'elles n'existaient pas abondamment tout au long de l'histoire des premiers humains. A la vérité il existait bien plus de filles d'Adam que de fils d'Adam à cette époque.
Après la naissance de Seth, notons encore qu'Adam eut d'autres fils et d'autres filles dans les derniers huit cents ans d'existence qu'il a passé sur terre. Il a eu bien plus que trois fils mais la Bible n'entre pas dans le détail de la vie de ces derniers.

♦ A cause de cette première pensée et en se référant aux points 1) et 2) de notre canevas «yada'..., 'ishshah..., harah..., yalad..., 'iysh/ben», la structure de ces phrases étant la même on comprends que le caractère soudain de l'information concernant Caïn n'est pas si soudain que cela et qu'il existe un parallèle entre Adam et Caïn.
En effet le texte nous informe, comme il nous a informé pour Adam, que Caïn quand il est parti à Nod ce fut à cette période là qu'il a enfanté de son fils Hénoc.
L'information nous a quelque peu secoué au départ faute d'approfondissements, mais maintenant à la lumière des choses nous comprenons que cela ne veut aucunement dire que Caïn n'avait pas d'épouse avant d'arriver à Nod et qu'il n'avait jamais engendré. L'évidence qui se prête à nous, à cause du parallèle fait avec Adam, est qu'il avait déjà enfanté de filles avant d'engendrer Hénoc. En effet Hénoc n'est pas déclaré premier-né, de même que Caïn n'est pas non plus déclaré premier-né.
L'écrit étant fortement masculinisé, il est plus qu'évident que si Caïn et Hénoc étaient des fils premiers-nés, l'écrit ne se serait pas gêné afin de le faire savoir haut et fort. Si le texte reste muet sur ce point c'est parce qu'ils ne l'étaient point.
Cette dernière pensée met l'accent sur deux vérités fondamentales :
• Premièrement celle de faire savoir qu'avant la naissance de Caïn, Adam a engendré des filles ; et qu'avant la naissance de Hénoc, Caïn a engendré des filles.
• Secondement celle de démontrer que l'engendrement du premier-né de Caïn qui est une fille n'a pu être manifesté à Nod mais bien avant son exil, auprès de ses parents. Ce qui corrobore qu'il avait une épouse bien avant son départ en exil.
Cette pensée renforce encore plus le fait que la femme de Caïn ne pouvait être qu'une de ses sœurs ou au plus extrême des hypothèses, une des filles de Abel.

♦ En effet du fait que le texte ne retrace que la postérité masculine il n'est pas impossible qu'Abel ait pu avoir une femme et une postérité féminine que le récit ne mentionnerait pas. Ayant été tué par Caïn cela a mis bien évidemment un terme aux choses.
Nous n'affirmons rien à ce sujet, nous disons simplement par là qu'il n'est aucunement impossible à Abel d'avoir eu une postérité mais qui n'a pas été inscrite dans le texte car elle n'aurait été que féminine.
La pensée qu'il n'a pas connu de femme et n'a pas eu d'enfants est tout autant recevable.
Aucune de ces deux hypothèses ne peut être écartée ou validée de manière empirique.
• On peut au moins avoir la certitude suivante : Caïn né avant Abel n'aurait certainement pas attendu que son frère engendre pour hériter de lui d'une épouse, tandis que Abel n'aurait pu trouver d'épouse que d'entre les filles d'Adam.
• A noter ici que le texte n'a jamais formulé que Abel est né juste après Caïn. Certaines voix avancent que Caïn et Abel furent jumeaux mais ce n'est nullement le cas. Il est bien plus probable que suite à la naissance de Caïn, Adam engendra encore de filles avant la venue de Abel.

♦ Toutes ces réflexions montre avec encore plus d'évidence la difficulté pour les femmes à cette époque des premiers humains d'avoir des fils et cette difficulté vient du jugement de Dieu envers la femme qui fut sanctionnée en Ge.3:16 ce que nous avons appelé la malédiction des fils.

♦ Nous portons à l'attention de tous que les enfants nés d'Adam et Eve sont bien frères et sœurs même si Adam et Eve n'eurent point de parents.
En effet Abel issu du même sein et du même père est bien déclaré frère de Caïn.
Ge.4:2 Elle enfanta encore son frère('ach) Abel.
En aparté, à la question posée qui consisterait à savoir si 'Adam et 'Ishshah avaient un nombril, la réponse est : Lequel des anges en possède un ?

► Après avoir fait le tour de la question et en creusant au mieux nous en venons à la conclusion la plus plausible et juste :
La femme de Caïn est une fille d'Adam et Eve, une de ses sœurs.

Le but de notre démonstration sur Caïn, élude du même coup une interrogation beaucoup plus générale concernant l'humanité à cette période.
Comment l'humanité s'est elle donc développée dans l'ére postlapsaire ?

Il est écrit :
Gen 5:1-6
1 Voici le livre de la postérité d’Adam. Lorsque Dieu créa l’homme, il le fit à la ressemblance de Dieu.
2 Il créa l’homme et la femme, il les bénit, et il les appela du nom d’homme, lorsqu'ils furent créés.
3 Adam, âgé de cent trente ans, engendra un fils à sa ressemblance, selon son image, et il lui donna le nom de Seth.
4 Les jours d’Adam, après la naissance de Seth, furent de huit cents an; et il engendra des fils et des filles.
5 Tous les jours qu’Adam vécut furent de neuf cent trente ans; puis il mourut.
6 Seth, âgé de cent cinq ans, engendra Enosch.
La même question se pose encore pour Seth: D'où tient il son épouse ?
La réponse est donnée en Ge.5:4 : Adam...engendra...des filles.
On pourrait tabler sur le fait que Seth prenne pour femme une des filles de Caïn ou d'Abel. C'est peu probable pour la simple raison que le texte en citant qu'Adam eut des filles suggère que Seth pris une fille d'Adam pour épouse. En effet prendre une fille d'Adam pour femme c'était le critère normatif chez les premiers hommes de cette époque.
Par honnêteté intellectuelle, sinon si on part sur la pensée qu'elle pourrait être une fille d'Abel ou de Caïn elle serait par défaut bien plus âgée que lui, et si on se base sur une fille de Caïn ayant son âge, il aurait fallu aller la chercher sur la terre de Nod. Il y a des pistes a creuser mais le texte reste muet et il est plus simple de considérer la suggestion proposée par le récit et conclure que la femme de Seth est aussi une fille d'Adam.
Or Seth prenant une fille d'Adam, prends une de ses sœurs pour épouse.

Et c'est ainsi que de génération en génération l'humanité s'est développée, jusqu'au déluge de Noé où seul huit humains furent sauvés afin de la repeupler.
Noé n'eut que trois fils, Sem le benjamin, Cham le cadet, Japhet l'aîné, l'écriture ne lui attribue aucune fille. Si pour Adam nous avons eu une indication particulière en Ge.5:4 qu'il a engendré de fils et de filles après Seth, pour Noé l'Écriture reste terriblement muette. Cependant Noé a vécu neuf cent cinquante ans Ge.9:29 et trois cent cinquante ans Ge.9:28 après le déluge qui a débuté en l'an six cent de sa vie.
Il est assez étrange ou surprenant qu'en trois cent cinquante ans le texte ne lui accorde aucun engendrement alors qu'il reçoit de Dieu l'ordre de repeupler la terre lui et ses trois fils Ge.9:1 rescapés du déluge. Ce point est à creuser afin de trouver une réponse.
Selon l'Écriture, l'humanité postdiluvienne est issue de la postérité des trois fils, car il est écrit :
Ge.9:18 Les fils de Noé, qui sortirent de l’arche, étaient Sem, Cham et Japhet. Cham fut le père de Canaan.19 Ce sont là les trois fils de Noé, et c’est leur postérité qui peupla toute la terre.
Toute l'humanité actuelle possède une branche généalogique unique d'Adam jusqu'à Noé, car cette lignée forme nos ancêtres communs, de sorte que tout humain descend d'Adam et Eve.

Que ce soit du côté de Caïn ou de Seth, le péché de l'inceste fut, mais sans avoir pu être imputé, faute de loi.
Ainsi, quand on dit que notre humanité est née dans le péché et conçue dans l'iniquité, il faut bien saisir que dès les premiers couples antérieurs à la Loi, l'inceste fut. Cependant il ne pouvait leur être imputé en péché car il n'existait pas de commandement de Dieu légiférant l'alliance consanguine.

De sorte que l'humanité entière a été renfermée dans le Péché car elle est née de l'inceste, vu qu'elle prends sa source d'Adam, ensuite Seth jusqu'à Noé et ses fils. C'est une humanité incestueuse, quoique auparavant les premiers humains ne l'ont pas connu ainsi.
Il n'en demeure pas moins que ce péché s'il était inconnu de ces hommes car la Loi n'existait pas, était connu de Dieu et nous a été révélé aujourd'hui.

C'est pourquoi, Dieu dans sa Justice a sanctionné, l'ensemble de ces péchés impunis auparavant, en Jésus-Christ selon qu'il est écrit de Lui:
2Co 5:21 Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu,
car :
Ro 3:25 C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience,...
C'est encore pourquoi le rachat de l'humanité toute entière a été nécessaire par la Croix de Jésus-Christ selon qu'il est écrit :
Apoc.5:9 Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ...
Il est manifeste que la volonté de Dieu n'était pas que l'humanité soit incestueuse, notre démonstration actuelle ne fait que renforcer cette révélation.
On en conclu que le véritable désir de Dieu au commencement était qu'elle demeure sans péché, ce qui prouve :
  • Qu'il y a bien eu une génération humaine prélapsarienne et nous avons démontré que ce fut celle des « fils de Dieu » dévoilés en Ge.6:1-5 ; Job1:6 ; Job2:1 ; Job38:7,
  • Que cette génération de Vivants était en image et ressemblance de 'Adam fils de Dieu. Sinon cela imputerait à Dieu la paternité, dans un temps où le Péché n'existait pas dans l'humanité, des unions entre frères et sœurs et validerait l'inceste en volonté divine. Or la Loi Mosaïque montrant la Volonté de Dieu définit clairement les relations et unions consanguines en péché d'inceste. Ce point invalide toute possibilité d'avoir une postérité adamique prélapsarienne composée à la fois d'hommes et de femmes. Ceux qui furent engendrés en cette période furent uniquement en image de 'Adam homme,
  • Que 'Ishshah était vraisemblablement la seule et unique procréatrice(femme) prélapsarienne,
  • Que les femmes autres que Eve, sont nées en période postlapsaire et quand Adam et Eve furent revêtus des habits de peau. Eve en effet fut sanctionnée par la « malédiction touchant les fils » ce qui poussa à l'engendrement des filles,
  • Que l'humanité terrestre et postlapsaire, revêtue de la nature animale, corruptible, infirme, mortelle et peccable n'était pas ce que Dieu avait prévu pour l'homme à sa création.
Cependant, Dieu a composé avec les choix de 'Adam et Il a cherché au travers des divers jugements portés envers le serpent qui est Satan et le diable, la femme et l'homme, la solution au Salut de l'humanité par pure Grâce pour celui qui croirait en Lui.
Au début de la création, on observe par exemple que l'humain fut «végétalien» mais qu'en période postdiluvienne, le régime alimentaire s'est étendu à la chair animale.
Ainsi après chaque drame où l'humanité s'est retrouvée en péril d'extinction, Dieu à cause de sa Miséricorde a ouvert des portes de salut afin que l'humain vive en triomphant du Péché et des lois de l'hostilité manifestée contre lui, tout en espérant qu'il se repente et marche de sanctification en sanctification dans la connaissance de Dieu.
C'est bien pour cela, à cause de cette Miséricorde et de son Amour pour l'homme qu'il a fait à son image, que nous retrouvons cette parole de Ge 2:24 dans l'humanité :
Ge 2:24 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.
Il est évident que cette parole ne peut s'adresser à 'Adam et 'Ishshah puisqu'ils n'ont ni père, ni mère, et encore moins à l'humanité prélapsarienne des « fils de Dieu », sauf si les mots hébreu «'ab»(père) et «'em»(mère) possèdent une signification qui nous échappe jusqu'à aujourd'hui. Sinon cette parole possède un écho dans l'humanité postlapsarienne conçue dans l'iniquité, née dans le Péché Ps 51:5.

Si Ge 2:24 est un voile de Grâce sur la face des unions de la génération postlapsarienne et permettant d'en couvrir la nudité(Dieu ne tenant pas compte des temps d'ignorance), tout en se déclinant être une mesure de sauvegarde pour l'humanité, il ne demeure pas moins que cela n'a pu effacer le caractère incestueux qui en a découlé à cause du Péché mais qui a reçu une pleine Justice au travers du sang de l'Agneau.

C'est pourquoi jusqu'à cette heure, cette Parole de l'Écriture bénit encore tous les couples unis sous la juridiction divine, afin de prodiguer à l'homme la vie au sein même de sa faiblesse et cette Bonne Nouvelle nous a aussi été annoncée par l'Évangile.

Bien à vous !
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mercredi 27 août 2014

Noé, un déluge local ?

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déluge_arche_noé
Beaucoup veulent nier aujourd'hui la vérité des Écritures pour embrasser des doctrines diverses.
L'apôtre Paul dans ses exhortations à l'Église écrivait en ces termes : 2Co 11:3 Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. Il est plus que jamais notre devoir de protéger nos acquis spirituels en demeurant dans les fondements de la foi sans nous détourner de l'Écriture, de crainte que nous ne soyons emportés loin d'elle.
Le monde veille à ce que sa science, sa connaissance, ses recherches, ses découvertes scientifiques et autres non seulement perdurent, mais soient transmises de génération en génération. L'homme ne veut pas perdre le fruit de son travail et tient à le préserver et l'histoire si elle a pensé à aujourd'hui, c'est encore afin qu'aujourd'hui veille à demain.
Dans cette même détermination, les anciens qui ont possédé la foi nous ont transmis un héritage spirituel lié à l'histoire de notre Monde et ils ont veillé au devoir de mémoire qui consiste à enseigner l'humanité afin de ne point reproduire les mêmes erreurs dramatiques. Une grande part de ce témoignage fut préservée et compilée au sein d'écrits dits sacrés qui nous sont confiés aujourd'hui afin de faire perdurer la mémoire de nos pères et transmettre la foi aux générations futures.
Veillons à laisser intact cet héritage sinon leur travail n'aura servi qu'à la vanité.
Cependant, des voix s'élèvent et veulent renverser le fruit laissé par ces anciens. Des doctrines diverses sont nées de ces oppositions et l'on en est venu jusqu'à contester l'historicité du déluge. Tout ce chaos tend à discréditer non seulement le témoignage biblique, mais encore plus à détruire la portée spirituelle de cet événement qui est consigné dans l'un des jugements divins des plus prononcés de notre histoire afin d'enseigner l'homme d'aujourd'hui pour qu'il n'entre point en jugement avec son Créateur.
Ainsi, notre démarche consistera simplement à revenir à ce qui est écrit concernant le déluge de Noé et vérifier ce que disent les textes sacrés.

Intéressons-nous à ces quelques versets du livre de la Genèse :
Ge6:
17 Et moi, je vais faire venir le déluge d’eaux sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous le ciel ; tout ce qui est sur la terre périra...

Ge7:
11 L’an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour-là toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses des cieux s’ouvrirent...

20 Les eaux s’élevèrent de quinze coudées au-dessus des montagnes, qui furent couvertes.
21 Tout ce qui se mouvait sur la terre périt, tant les oiseaux que le bétail et les animaux, tout ce qui rampait sur la terre, et tous les hommes.
22 Tout ce qui avait respiration, souffle de vie dans ses narines, et qui était sur la terre sèche, mourut.
23 Tous les êtres qui étaient sur la face de la terre furent exterminés, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel: ils furent exterminés de la terre. Il ne resta que Noé, et ce qui était avec lui dans l’arche.
24 Les eaux furent grosses sur la terre pendant cent cinquante jours...

Ge8:
9 Mais la colombe ne trouva aucun lieu pour poser la plante de son pied, et elle revint à lui dans l’arche, car il y avait des eaux à la surface de toute la terre. Il avança la main, la prit, et la fit rentrer auprès de lui dans l’arche...

13 L’an six cent un, le premier mois, le premier jour du mois, les eaux avaient séché sur la terre. Noé ôta la couverture de l’arche : il regarda, et voici, la surface de la terre avait séché.
14 Le second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche.
15 Alors Dieu parla à Noé, en disant:
16 Sors de l’arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi.
17 Fais sortir avec toi tous les animaux de toute chair qui sont avec toi, tant les oiseaux que le bétail et tous les reptiles qui rampent sur la terre : qu’ils se répandent sur la terre, qu’ils soient féconds et multiplient sur la terre.
18 Et Noé sortit, avec ses fils, sa femme, et les femmes de ses fils.
19 Tous les animaux, tous les reptiles, tous les oiseaux, tout ce qui se meut sur la terre, selon leurs espèces, sortirent de l’arche...

Ge9:
18 Les fils de Noé, qui sortirent de l’arche, étaient Sem, Cham et Japhet. Cham fut le père de Canaan.
19 Ce sont là les trois fils de Noé, et c’est leur postérité qui peupla toute la terre.
    Ce jugement :
  • Commence en l'an six cent de la vie de Noé, au second mois, le dix septième jour Ge.7:11,
  • Se termine en l'an six cent un de sa vie, au second mois, le vingt septième jour Ge.8:14-16.
On observe sur toute cette période, quarante jours de pluie continue Ge.7:17 où les eaux se soulèvent de quinze coudées au-dessus des montagnes Ge.7:20.
Au bout des quarante jours, Noé lâcha à tour de rôle le corbeau et la colombe afin de constater l'étendu du jugement et vérifier si le sec paraissait. Il procéda de la sorte jusqu'à ce que les deux oiseaux ne reviennent plus vers l'arche et ainsi il put déterminer avec certitude que les eaux diminuaient et que la terre séchait Ge.8:6-12.
Ces quarante jours furent suivis d'une période de cent cinquante jours où les eaux surpassaient encore le sommet des montagnes Ge.7:24. Au cours de cette période, au cent quatre-vingtième jour après le début du déluge, l'arche s'arrêta en flottaison sur les montagnes d'Ararat Ge.8:4, mais les sommets n'apparaissaient toujours pas.
Dix jours passèrent et l'on se retrouve au cent quatre vingt-dixième jour et c'est alors que s'enclencha une longue décrue Ge.8:1-3 qui durera cent vingt-trois jours environ.
A l'aube du deux cent vingt cinquième jour, le sommet des montagnes se distinguent Ge.8:5, jusqu'à ce que l'eau s'éloigne de la surface de toute la terre. Noé patienta encore cinquante-sept jours pour que la terre soit complètement sèche et afin de sortir de l'arche selon l'ordre de l'Éternel Ge.8:13-14.
    Dans un calcul simple et sans prétention, nous relevons les périodes suivantes :
  1. Quarante jours où les eaux d'en haut et d'en bas sont lâchées pour s'élever de quinze coudées au dessus des plus hauts sommets.
  2. Cent cinquante jours d'immersion totale de toute la surface du globe.
  3. Cent vingt-trois jours de décrue jusqu'à ce que toutes les eaux libèrent la surface de toute la terre
  4. Cinquante-sept jours pour que la terre soit entièrement sèche.
  5. Pour un total de trois cent soixante-dix jours.
De l'entrée à la sortie de l'arche, le déluge s'étala sur trois cent soixante-dix jours, soit un an et dix jours.
L'amplitude du phénomène tend à confirmer que le déluge ne pouvait être un fait local, mais bien un cataclysme d'ampleur planétaire.

En effet l'Écriture précise qu'il y avait de l'eau sur la surface de toute la terre et seul Noé et sa famille, soit huit humains accompagnés des autres créatures qui étaient dans l'arche furent sauvés selon qu'il est écrit :
Ge.8:9 Mais la colombe ne trouva aucun lieu pour poser la plante de son pied, et elle revint à lui dans l’arche, car il y avait des eaux à la surface de toute la terre. Il avança la main, la prit, et la fit rentrer auprès de lui dans l’arche.

Ge 7:20-24
20 Les eaux s’élevèrent de quinze coudées au-dessus des montagnes, qui furent couvertes.
21 Tout ce qui se mouvait sur la terre périt, tant les oiseaux que le bétail et les animaux, tout ce qui rampait sur la terre, et tous les hommes.
22 Tout ce qui avait respiration, souffle de vie dans ses narines, et qui était sur la terre sèche, mourut.
23 Tous les êtres qui étaient sur la face de la terre furent exterminés, depuis l’homme jusqu'au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel: ils furent exterminés de la terre. Il ne resta que Noé, et ce qui était avec lui dans l’arche.
24 Les eaux furent grosses sur la terre pendant cent cinquante jours.
Cette conclusion est conforme aux paroles de l'Éternel Dieu adressées à Noé en ces termes :
Ge 7:1-5 1 L’Éternel dit à Noé : Entre dans l’arche, toi et toute ta maison ; car je t’ai vu juste devant moi parmi cette génération.
2 Tu prendras auprès de toi sept couples de tous les animaux purs, le mâle et sa femelle ; une paire des animaux qui ne sont pas purs, le mâle et sa femelle ;
3 sept couples aussi des oiseaux du ciel, mâle et femelle, afin de conserver leur race en vie sur la face de toute la terre.
4 Car, encore sept jours, et je ferai pleuvoir sur la terre quarante jours et quarante nuits, et j’exterminerai de la face de la terre tous les êtres que j’ai faits.
5 Noé exécuta tout ce que l’Éternel lui avait ordonné.
Quand l'écrit avance que l'Éternel dit à Noé en Ge.7:4(b) «j’exterminerai de la face de la terre tous les êtres que j’ai faits», devons nous y entendre autre chose que ce qui est écrit ? La réponse est négative selon ce que nous lisons de Ge.7:23
Il est certes vrai que nous ne sommes pas des témoins oculaires, cependant notre foi repose sur le témoignage des textes à cause de ce qui est écrit : 2 Timothée 3:16-17 Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre.

Le Nouveau Testament envisage t-il une perception locale du déluge ?
Les paroles de Jésus rapportées par Luc précisent :
Lu 17:26-30
26 Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme.
27 Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l’arche; le déluge vint, et les fit tous périr.

28 Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient;
29 mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel, et les fit tous périr.
30 Il en sera de même le jour où le Fils de l’homme paraîtra.
Jésus parle de deux jugements, l'un du temps de Noé, l'autre du temps de Lot.
Concernant le jugement qui a eu lieu à l'époque de Lot, l'ancien testament circonscrit un territoire bien délimité :
Ge 19:23-29
23 Le soleil se levait sur la terre, lorsque Lot entra dans Tsoar.
24 Alors l’Éternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de par l’Éternel.
25 Il détruisit ces villes, toute la plaine et tous les habitants des villes, et les plantes de la terre.
26 La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel.
27 Abraham se leva de bon matin, pour aller au lieu où il s’était tenu en présence de l’Éternel.
28 Il porta ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe, et sur tout le territoire de la plaine; et voici, il vit s’élever de la terre une fumée, comme la fumée d’une fournaise.
29 Lorsque Dieu détruisit les villes de la plaine, il se souvint d’Abraham; et il fit échapper Lot du milieu du désastre, par lequel il bouleversa les villes où Lot avait établi sa demeure.
Il ne viendrait nullement à notre esprit de dire, que la destruction de Sodome et Gomorrhe fut un cataclysme touchant toute la terre. Nous disons tous de manière unanime que ce jugement fut bien local.
Alors pourquoi faire dire que le déluge de Noé fut local, quand l'Écriture elle-même atteste du contraire jusqu'à nous préciser que seulement huit humains furent sauvés ?
    Car en effet, si c'est un déluge local :
  • Quel intérêt de faire une arche pour sauver Noé et sa famille, quand Dieu pouvait simplement le déplacer ou lui demander de quitter la région, de s'enfuir loin du lieu du jugement ?
    Une fois en sécurité alors Dieu détruirait la région où il habitait. N'est ce pas ainsi que Dieu a procédé avec Lot ?
    Devons nous encore rappeler les dimensions colossales d'un tel ouvrage pour l'époque et la durée de sa mise en achèvement ? N'est-ce pas Dieu lui même qui donne les mesures, la forme et les détails, comme il fit par la suite encore pour Moïse lors de l'édification du tabernacle ?
  • Quel intérêt de faire entrer dans l'arche des couples d'êtres vivants Ge.6:19 ; Ge.7:2 si ce n'était pour préserver leur espèce ?
    En effet, pourquoi préserver les espèces qui existent ailleurs dans des territoires non immergés ?
  • Quel intérêt de faire entrer dans l'arche les oiseaux Ge.6:20 ; Ge.7:3 qui volent et peuvent migrer bien au-delà des territoires inondés ?
  • Quel intérêt pour Noé de rester un an et dix jours dans une arche en attendant que les eaux baissent, si le déluge est local ?
    En un an et dix jours, Dieu ne pouvait-il pas lui permettre de regagner rapidement la terre ferme puisque le sec existerait un peu plus loin ?
  • Quel intérêt encore que Dieu établisse une alliance avec Noé par le signe de l'arc dans la nuée, afin de ne plus détruire toute la terre et tous les êtres vivants terrestres par les eaux ? Ge.6:18 ; Ge.9:11-16
    Une alliance de Dieu serait elle mensonge ou une simple fantaisie du créateur ?
    Or les termes de cette alliance sont claires et n'offrent de salut que par l'arche. Seuls ceux qui sont présents dans l'arche bénéficient de la grâce de Dieu.
    L'arche est salut pour toute chair ayant souffle de vie sur terre, hors de l'arche point de salut pour toute chair ayant souffle de vie sur la terre.
    Ge.6:18-20
    18 Mais j’établis mon alliance avec toi ; tu entreras dans l’arche, toi et tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi.
    19 De tout ce qui vit, de toute chair, tu feras entrer dans l’arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi : il y aura un mâle et une femelle.
    20 Des oiseaux selon leur espèce, du bétail selon son espèce, et de tous les reptiles de la terre selon leur espèce, deux de chaque espèce viendront vers toi, pour que tu leur conserves la vie.
  • Comment devons-nous encore lire ces paroles de Dieu précédant le déluge ?
    Ge.6:6-13
    6 L’Eternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur.
    7 Et l’Eternel dit : J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles, et aux oiseaux du ciel ; car je me repens de les avoir faits.
    8 Mais Noé trouva grâce aux yeux de l’Eternel.
    9 Voici la postérité de Noé. Noé était un homme juste et intègre dans son temps ; Noé marchait avec Dieu.
    10 Noé engendra trois fils : Sem, Cham et Japhet.
    11 La terre était corrompue devant Dieu, la terre était pleine de violence.
    12 Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre.
    13 Alors Dieu dit à Noé : La fin de toute chair est arrêtée par devers moi ; car ils ont rempli la terre de violence ; voici, je vais les détruire avec la terre.
    Quand Noé trouva grâce devant l'Éternel en Ge.6:8 cela ne trouve t-il point son écho en Ez.12:12-20 :
    12 La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots:
    13 Fils de l’homme, lorsqu’un pays pécherait contre moi en se livrant à l’infidélité, et que j’étendrais ma main sur lui, — si je brisais pour lui le bâton du pain, si je lui envoyais la famine, si j’en exterminais les hommes et les bêtes,
    14 et qu’il y eût au milieu de lui ces trois hommes, Noé, Daniel et Job, ils sauveraient leur âme par leur justice, dit le Seigneur, l’Eternel.
    15 Si je faisais parcourir le pays par des bêtes féroces qui le dépeupleraient, s’il devenait un désert où personne ne passerait à cause de ces bêtes,
    16 et qu’il y eût au milieu de lui ces trois hommes, je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Eternel, ils ne sauveraient ni fils ni filles, eux seuls seraient sauvés, et le pays deviendrait un désert.
    17 Ou si j’amenais l’épée contre ce pays, si je disais : Que l’épée parcoure le pays ! si j’en exterminais les hommes et les bêtes,
    18 et qu’il y eût au milieu de lui ces trois hommes, je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Eternel, ils ne sauveraient ni fils ni filles, mais eux seuls seraient sauvés.
    19 Ou si j’envoyais la peste dans ce pays, si je répandais contre lui ma fureur par la mortalité, pour en exterminer les hommes et les bêtes,
    20 et qu’il y eût au milieu de lui Noé, Daniel et Job, je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Eternel, ils ne sauveraient ni fils ni filles, mais ils sauveraient leur âme par leur justice.
    Ces deux textes montrent par eux mêmes que la grâce accordée à Noé en Ge.6:8 était exclusive et éliminait d'emblée tout autre être vivant non précisé dans l'alliance de Dieu avec Noé.
    N'y a t-il point dans l'alliance Noachique une analogie d'exclusivité comme avec l'alliance Abrahamique et la parole prophétique d'Ézéchiel ?
    La réponse est bien évidemment positive.
Que celui qui défend un déluge local réponde au moins à ces interrogations non exhaustives.
Si Dieu fait sortir Lot et sa famille du lieu du jugement avant de tout détruire ne pouvait-il pas faire de même pour Noé et sa famille dans l'hypothèse où le déluge serait local ?
Cependant il agit d'une manière pour Lot et d'une toute autre pour Noé. Cette manière de procéder tends à prouver que les deux jugements ne sont pas de la même nature.
Selon les Écritures l'un est local du vivant de Lot, l'autre est d'ampleur mondiale et universelle au temps de Noé.

Ces deux jugements relevés en Lu 17:24-30 mentionnent une expression commune donnée par le Seigneur Jésus.
Témoignage de Luc
Luc 17:24-30
24 Car, comme l’éclair resplendit et brille d’une extrémité du ciel à l’autre, ainsi sera le Fils de l’homme en son jour.
25 Mais il faut auparavant qu’il souffre beaucoup, et qu’il soit rejeté par cette génération.
26 Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme.
27 Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; le déluge vint, et les fit tous périr.
28 Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient ;
29 mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel, et les fit tous périr.
30 Il en sera de même le jour où le Fils de l’homme paraîtra.

Témoignage de Matthieu
Mat.24:37-39
37 Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme.
38 Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;
39 et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme.
    Concernant le jugement de Sodome et Gomorrhe, les versets précisent :
  1. Pour Luc 17:29 : « ... et les fit tous périr »,
  2. Ce qui est confirmé par :
  3. Ge.19:23-29 où seul Lot, ses deux filles, les habitants de la ville de Tsoar survécurent et tous les autres êtres vivants sans exception dans la région moururent.
    En parallèle et en rapport avec le déluge de Noé, l'écrit précise :
  1. Pour Luc 17:27 : « ... et les fit tous périr »,
  2. Et Matthieu 24:39 : « ... et les emportât tous »,
  3. Ce qui est confirmé par :
  4. Ge.7:22-23 où seuls ceux de l'arche survécurent et tous les autres êtres vivants ayant souffle de vie sur la terre moururent.
L'épisode de Sodome et Gomorrhe confirme que seuls Lot et ses proches survécurent et tous les autres périrent, et nul ne met en doute ces paroles. Or la même expression « et les fit tous périr » est utilisée autant en ce qui concerne le jugement sous Lot que le jugement sous Noé. Cette expression possède t-elle un autre sens, une autre interprétation, une autre lecture d'un jugement à l'autre ?
Bien entendu que non !
Si « tous périrent » dans le jugement de Sodome et Gomorrhe par le feu et le soufre, il est évident que « tous périrent » de même dans le jugement de toute la terre par le déluge, hormis ceux que l'Écriture déclare sauvés de ces deux cataclysmes.
Ce serait infirmer l'Esprit d'annoncer que dans l'affaire de Sodome et Gomorrhe et du déluge, il y eut plus de personnes sauvées que celles qui furent désignées par l'Écriture !
Ces deux jugements dans l'Évangile selon Luc sont liés par le Seigneur Jésus lui-même, dans des termes qui ne peuvent laisser place à l'ambiguïté sur ceux qui furent sauvés et ceux qui périrent, sauf si nous estimons que Luc et Matthieu rendent un témoignage qui n'est pas fiable.
Allons nous commencer à mettre en doute l'ensemble des textes fondamentaux d'où procède notre propre foi dans l'unique but de justifier une position non scripturaire d'un déluge local ?

De plus si nous infirmons le déluge de Noé dans son caractère universel, cela veut aussi dire que nous restons septiques voir même incrédules vis à vis du jugement des impies lors de l'avènement du Seigneur, ce qui sera un Jugement Universel.
La prophétie eschatologique de Pierre qui est un incontournable en la matière prends pour support d'avertissement le déluge de Noé tout en nous apprenant que la terre fut tirée de l'eau et formée au moyen de l'eau.
2Pi.3:5-7:
5 Ils veulent ignorer, en effet, que des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, de même qu’une terre tirée de l’eau et formée au moyen de l’eau,
6 et que par ces choses le monde d’alors périt, submergé par l’eau,
7 tandis que, par la même parole, les cieux et la terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies.
Est ce une partie de la terre qui fut tirée de l'eau et formée au moyen de l'eau pour conclure que le monde submergée par les eaux lors du déluge de Noé ne le fut que sur une partie de la terre, ce qui bien entendu validerait un déluge local ?
La réponse est non bien évidemment et elle infirme parfaitement l'hypothèse d'un déluge local.
En effet si c'est toute la terre qui fut tirée de l'eau et formée au moyen de l'eau, c'est cette même terre en sa totalité qui fut submergée aussi par les eaux qui firent périr le monde d'alors, c'est à dire toute l'humanité de cette époque, hormis les êtres sauvés dans l'arche.
En outre au verset sept, l'apôtre Pierre surenchérit en parlant du jugement universel des impies à l'avènement de Christ mais en analogie au déluge de Noé.
Si l'avènement de Christ avec le jugement des impies ne revêt pas un caractère universel au jour du Seigneur, alors le déluge de Noé ne fut pas plus un fait universel.
Cependant l'avènement de Christ où l'on verra la résurrection des corps des décédés en Christ, la transmutation des croyants encore vivant, le jugement des impies etc. sera un événement universel et ce point aucun croyant ne saurait l'invalider et l'infirmer.

► Ainsi notre développement nous amène en toute logique à reconnaître et à conclure que le déluge de Noé fut un phénomène à l'échelle planétaire.

L'épître aux Hébreux dit encore:
Heb.11:7 C’est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore, et saisi d’une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille ; c’est par elle qu’il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi.
L'apôtre Pierre poursuit avec:
1Pi.3:20 qui autrefois avaient été incrédules, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction de l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire, huit, furent sauvées à travers l’eau.

2Pi.2:5 s’il n’a pas épargné l’ancien monde, mais s’il a sauvé Noé, lui huitième, ce prédicateur de la justice, lorsqu’il fit venir le déluge sur un monde d’impie
Ces différents textes parlent d'une seule et même voix et confirment que :
  • Noé ne sauve que sa famille, un petit nombre de personnes, soit un total de huit humains,
  • Noé a condamné par sa foi le monde et Dieu n'a pas épargné cet ancien monde incrédule et impie.
Soit nous croyons en ce qui est écrit, soit nous philosophons l'Écriture et déclarons que cette Parole que nous lisons de l'Ancien Testament au Nouveau Testament est totalement fausse.
Ce qui sous entendrait que le témoignage rendu de Jésus serait aussi un mensonge.
Ainsi nous ne sommes pas de ceux qui mettons en doute l'Écriture, mais nous nous appuyons sur elle afin de déclarer ce qui est véritable.
En effet:
Ro.3:4 Loin de là ! Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur, selon qu’il est écrit: Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, Et que tu triomphes lorsqu'on te juge.
Bien à vous !

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lundi 25 août 2014

Les Fils de Dieu en Genèse 6

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fœtus3D_fils_de_Dieu
Le sujet est très vaste et je ne m'étendrais pas sur tout ce qui a déjà été dit sachant que la Révélation par excellence des « Fils de Dieu » donnée par l'Écriture est qu'ils sont tous créés ou nés de Dieu, à son image, à sa ressemblance, de nature divine, sans péché.
Deux interprétations majeures circulent sur le sujet :
♦ L'une annonçant qu'il s'agissait d'anges qui s'unirent aux femmes pour enfanter des géants.
♦ L'autre voyant une postérité de Seth, des hommes qui ont rompu leurs « vœux de naziréat » Nom.6 avec Dieu.
Après avoir examiné ces deux pensées et en cherchant à ne pas nous écarter de la Révélation de la Bible nous tenterons de donner un éclairage à la question : Qui sont véritablement ces « fils de Dieu » mentionnés en Ge.6 ?

Texte de base : Bible version Perret Gentil Rillet
Genèse chapitre 6 v:1 à 7
1 Et lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées,
2 les fils de Dieu virent que les filles de l’homme étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi celles qu’ils préféraient.
3 Alors l’Éternel dit: Mon Esprit ne régira pas éternellement l’intérieur de l’homme; par suite de son égarement il n’ est plus que chair; et sa vie sera de cent vingt ans.
4 Les géants existaient sur la terre en ce temps-là; et aussi, après que les fils de Dieu se furent approchés des filles des hommes, celles-ci leur donnèrent des fils qui sont ces héros fameux dès l’antiquité.
5 Et l’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande et générale sur la terre, et que toutes les pensées formées par leur coeur n’étaient toujours que pure malice.
6 Et l’Éternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et Il en ressentait de la douleur en son coeur.
7 Alors l’Éternel dit: Je ferai disparaître de la face de la terre l’homme que j’ai créé, à partir de l’homme jusqu’au bétail et aux reptiles et aux oiseaux des cieux; car je me repens de les avoir faits.
♦ J'élimine d'emblée la première allégation, sans m'investir dans une quête profonde en réfutation.
  • Considérant que l'expression « fils de Dieu » se lit dans l'écrit originel en « ben ‘elohiym » alors qu'il existe bien un terme propre pour définir le mot « ange » qui est « mal’ak ».
    Ce serait tordre la révélation profonde du texte hébreu, sortir de l'honnêteté intellectuelle d'annoncer que l'expression « ben ‘elohiym » est synonyme de « mal’ak ».
    L'exégèse exige que nous respections la pensée de l'auteur du livre qui s'il avait voulu dire « ange » aurait utilisé indubitablement et indiscutablement le mot hébreu « mal'ak ».

  • La Bible elle même précise qui sont les « fils de Dieu » en Ge.6:3:
    Genèse 6:
    1 Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées,
    2 les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu'ils choisirent.
    3 Alors l’Eternel dit : Mon esprit ne restera pas à toujours dans l’homme, car l’homme n’est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans.
    Il existe un lien de causalité entre le verset trois et les faits qui précèdent.
    Dieu rends un jugement à cause de ce qui s'est produit. Or quand il rends son verdict, la sentence s'impose uniquement aux hommes et non « aux anges et aux hommes ». La Bible définit elle même que ces « fils de Dieu » sont des « hommes ».

  • Si l'ange pouvait se faire humain, il n'aurait même pas pu être déclaré « fils de Dieu »,He.1:5 car aucun ange ne peut hériter de cette appellation de « fils de Dieu », ni hier, ni aujourd'hui, ni demain car elle est réservée uniquement à ceux qui sont créés à l'image de Dieu He.1:4-5.
    Heb.1:1-14
    1 Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, Dieu
    2 Nous a parlé, en ces jours qui sont les derniers, par un Fils qu’il a constitué héritier de tout et par qui il a fait les mondes.
    3 Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de sa réalité même, soutient tout par sa parole puissante ; après avoir fait la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté dans les hauteurs,
    4 devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité un nom plus remarquable que le leur.
    5 Auquel des anges, en effet, Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, c’est moi qui t’ai engendré aujourd'hui. Et encore : Moi, je serai pour lui un Père, et lui sera pour moi un Fils.
    6 Et encore, quand il introduit le premier-né dans le monde, il dit : Que tous les anges de Dieu se prosternent devant lui !
    7 Pour les anges, il dit : Il fait de ses anges des esprits, de ses serviteurs un feu flamboyant.
    8 Mais pour le Fils : Ton trône, ô Dieu, est établi pour toujours, le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité.
    9 Tu as aimé la justice et tu as détesté le mal ; c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a conféré une onction d’huile d’allégresse, à toi plus qu’à tes compagnons.
    10 Et encore : C’est toi, Seigneur, qui as fondé la terre au commencement, et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ;
    11 Ils disparaîtront, mais toi, tu demeures ; ils s’useront tous comme un vêtement ;
    12 Tu les rouleras comme un habit, et ils seront changés comme un vêtement, mais toi, tu es le même, et tes années ne finiront pas.
    13 Et pour lequel des anges a-t-il jamais dit : Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.
    14 Ne sont-ils pas tous des esprits serviteurs, envoyés pour exercer leur ministère en faveur de ceux qui vont hériter le salut ?
    Seul l'Homme fut créé par Dieu à son image et à sa ressemblance. Aucun ange n'a bénéficié d'un même processus de création et aucun ange ne peut être appelé par Dieu «Fils».
    Cette révélation est importante car Dieu est non seulement Créateur mais il est encore Père car il se déclare lui même en paternité de l'homme qu'il a créé. A ce titre l'Homme, image de Dieu, devint par Dieu procréateur et père, ce qui crée inéluctablement une différence capitale entre l'homme et l'ange.
    Dieu n'ayant pas créé l'ange à son image, il ne lui a pas donné la faculté de la procréation, ni de la paternité filiale et même si l'ange est morphologiquement en tout point semblable à l'homme, les lois créationnelles de Dieu l'en empêchent car cela lui est rendu impossible par Dieu lui-même, Dieu ayant donné des limites infranchissables à chaque être, à chaque espèce composant l'ensemble de la création visible et invisible.
    Pour ces différentes raisons, aucun ange ne peut prétendre au titre de « fils de Dieu », sinon ce serait une lourde usurpation ou une confusion spirituelle et l'Esprit de Dieu qui a inspiré le texte de Genèse 6, ne peut se méprendre dans des choses qu'il maîtrise parfaitement.

  • Dans une définition large, les anges sont des « esprits » peuplant les lieux célestes He.1:13-14.
    La notion « esprit » qui les caractérise ici, ne spécifie pas qu'ils sont immatériels mais qu'ils ne sont pas faits à partir des choses composant l'ensemble de notre univers visible. Ils ont été créés à partir des choses célestes et appartiennent au monde céleste et invisible.
    L'ange possède bien un corps tangible et palpable qui n'est pas de notre création visible, c'est un corps céleste car fait de matière céleste.
    Jésus parlant des « fils de la résurrection » en Marc 12:25 démontre que ces élus du siècle à venir ne prendront ni femmes, ni maris car ils seront semblables aux anges des cieux.
    Dans une lecture littérale et selon le livre de la Genèse, le premier Homme('Adam) a été formé en genre masculin(zakar) au moment où le genre féminin(neqebah) fut créé Ge.1:27;Ge.2:23. On comprends que « l'être procréateur » ou « 'Adam procréateur » est venu dans l'optique divine de la multiplication de l'espèce humaine qui n'est licite en Dieu qu'au sein du mariage.
    Ce qui fait que 'Adam, avant la création de l'être que nous appelons femme et qu'il appela 'Ishshah à sa création ce qui signifie « tirée de l'homme », fut un être « asexué » ou encore ne possédant pas les organes propres à la procréation, ne possédait aucun outil servant à la reproduction.
    Or Jésus affirme qu'après la résurrection des morts concomitante à sa parousie, les élus glorifiés ne formeront plus de couples mariés et il justifie cela en précisant qu'ils hériteront de l'immortalité.
    Du fait que le Péché et ses formes immorales chez le couple seront bannis à jamais dans le siècle à venir, on en déduit forcément que :
    • L'acte sexuel ou ce qui pourrait être son équivalent céleste n'existera plus,
    • Le mariage entre les êtres humains ou son équivalent céleste sera aboli,
    • Les « fils de la résurrection » seront des êtres asexués, agenres et semblables aux anges.Luc 20:34-36
    A la vérité, les élus hériteront d'un « corps spirituel » possédant des aspirations bien différentes que celles du « corps terrestre ».
    Est-ce à dire qu'il existera un autre moyen de procréation ou une autre forme de multiplication concernant les fils de la résurrection ?
    Les textes ne permettent pas de le confirmer formellement mais il semblerait que la réponse soit plutôt négative à cause des précisions portées par Jésus en Luc 20:35-36, qui définissent que le glorifié du fait de son immortalité ne prendra plus de femme ou de mari.
    Et on perçoit dans cette fenêtre très étroite, qu'il y a un nombre « compté » d'élus Apoc.6:11; Apoc.7:4. Rappelons nous qu'il y eut un nombre compté d'êtres sauvés dans l'arche Ge.7:13-16 et une fois le chiffre atteint, l'Éternel ferma la porte Ge.7:16.
    En effet, en quoi l'immortalité peut elle être un frein à la procréation ?
    En rien, sauf si bien sur, il y a un nombre d'élus à atteindre et si ce nombre est atteint, la procréation n'est donc d'aucune utilité et vient à être abolie.
    Quoi qu'il en soit, à cause de cet élément de comparaison que Jésus fait avec les anges du Ciel, on admet que « l'espèce angélique » est agenre.
    Nous concluons que les anges sont des êtres « asexués » ou ne vont pas les uns avec les autres en vue de former des couples, de sorte que le désir sexuel, le sentiment amoureux, l'attirance de type hormonale etc. ne font pas partie des intérêts qui les animent, au point d'avoir pu être séduits, tentés, remplis de convoitise à cause de la beauté des « filles des hommes ».Mt.22:29-30

  • Jude1:6 et 2Pi.2:4 parlent du Jugement de tous les anges célestes qui ont péché et précisent qu'ils furent enchaînés dans les Ténèbres dans l'attente du Jour de la Colère de Dieu, temps où Dieu leur donnera plein pouvoir d'action(les lâchera, les déliera) sur les Nations impies, selon que le précise le livre de l'Apocalypse.
    • Jude1
      4 Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ.
      5 Je veux vous rappeler, à vous qui savez fort bien toutes ces choses, que le Seigneur, après avoir sauvé le peuple et l’avoir tiré du pays d’Egypte, fit ensuite périr les incrédules ;
      6 qu’il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n’ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure ;
      7 que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l’impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d’un feu éternel.
      8 Malgré cela, ces hommes aussi, entraînés par leurs rêveries, souillent pareillement leur chair, méprisent l’autorité et injurient les gloires.

    • 2Pi.2
      1 Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine.
      2 Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux.
      3 Par cupidité, ils trafiqueront de vous au moyen de paroles trompeuses, eux que menace depuis longtemps la condamnation, et dont la ruine ne sommeille point.
      4 Car, si Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché, mais s’il les a précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement ;
      5 s’il n’a pas épargné l’ancien monde, mais s’il a sauvé Noé, lui huitième, ce prédicateur de la justice, lorsqu’il fit venir le déluge sur un monde d’impies ;
      6 s’il a condamné à la destruction et réduit en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, les donnant comme exemple aux impies à venir,
      7 et s’il a délivré le juste Lot, profondément attristé de la conduite de ces hommes sans frein dans leur dissolution
      8 car ce juste, qui habitait au milieu d’eux, tourmentait journellement son âme juste à cause de ce qu’il voyait et entendait de leurs œuvres criminelles ;
      9 le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux, et réserver les injustes pour être punis au jour du jugement, 10 ceux surtout qui vont après la chair dans un désir d’impureté et qui méprisent l’autorité. Audacieux et arrogants, ils ne craignent pas d’injurier les gloires,...
    Ces deux textes sont souvent cités pour faire valoir une doctrine d'anges fornicateurs et copulateurs en période anté diluvienne, alors que la Révélation qu'ils renferment concerne le Jugement de Satan et de ses anges par la Croix de Jésus-Christ.
    Ces versets ne font nullement état d'un jugement proclamé avant la Croix sur des anges pécheurs et ne peuvent se référer à Genèse 6.
    En effet, les anges divins qui jadis ont abandonné leur dignité première, leur rang d'anges de Dieu depuis le commencement quand le serpent qui est Satan s'est révélé père du mensonge Jn8:44 sont devenus des esprits impurs, mais n'avaient pas été sanctionnés par l'abîme des ténèbres quand ils péchèrent.
    Le déluge est le jugement et la condamnation des êtres humains terrestres et non des êtres angélique et céleste. C'est l'humanité en chair et l'ensemble de toutes les chairs terrestres que Dieu juge en Genèse 6 et non des anges qui sont des entités célestes.
    Conformément à la doctrine biblique, le Jugement rendu par Dieu en Ge.3:15 et prophétisant au serpent ancien la venue de celui qui devait lui écraser la tête était à venir et a trouvé son plein aboutissement par la Croix du Christ. Avant la Croix aucun de ces anges pécheurs n'a été enchaîné dans l'abîmes de ténèbres, puisque c'est par la mort de Jésus à la Croix que la prophétie de Ge.3:15 fut accomplie et que Satan et ses anges furent jetés dans le puits infernal selon les termes des prophéties de Jean en Apocalypse.
    La Bible identifie tous ces anges pécheurs sous l'appellation de démons mais n'émet aucune doctrine ou révélation pour appuyer une quelconque transmutation d'ange en chair humaine ou un jugement partiel avant la Croix d'une catégorie particulière d'anges qui ont péché.
    L'Écriture témoigne que le Jugement de Satan, le Serpent ancien, le grand dragon rouge encore appelé diable Apoc.12:9 et de tous ses démons fut accompli à la Croix de Jésus-Christ, temps où il triompha du Monde, des dominations, des autorités, des princes de ce monde de ténèbres, des esprits méchants dans les lieux célestes Col.2:15 ; Jn12:31 ; Apoc.12:7-9.
    Dès lors, Satan et ses démons furent jetés dehors selon les paroles annoncées par Jésus en Jn.12:31, placés dans l'abîme, c'est à dire mis hors d'état de nuire, retenus par Dieu dans leur puissance, privés de leur moyen de séduction mais réservés pour le jour de la Colère de Dieu où ils seront déliés pour « un peu de temps ». Et cela afin d'accomplir la Volonté de Dieu sur les impies, ceux qui ont pris le nom, la marque de la Bête et adoré son image Apoc.20:2-3 ; Apoc.20:7-9.
    Satan lié(du Grec Deo)Apoc.20:2 spécifie que Satan et ses démons sont placés sous l'autorité d'un chef souverain, d'une tête royale.
    Ils sont sous la domination de Jésus-Christ Homme répondant uniquement à sa souveraineté selon qu'il est écrit que Dieu le Père a tout soumis à Christ He.1:13; He.2:8; He.10:13; 1Pi.3:22; 1Cor.15:25-28.
    Ce dernier point caractérise que sans le Christ vainqueur à la Croix, Satan et ses démons ne pouvaient être liés ou enchaînés dans l'abîme de ténèbres.
    Notons que la vison de l'abîme en Apocalypse lui confère la réalité de l'hadès où fut retrouvé la part métaphysique de l'homme riche de la parabole de Lazare. Il n'est pas étonnant que l'abîme soit ce que l'on appelle communément l'enfer, quoi que ce mot n'existe pas dans la Bible.
    En effet quand Satan et ses démons sortirent au temps marqué par Dieu de son puits le texte précise :
    Apoc.9:2 Et il monta du puits une fumée, comme la fumée d’une grande fournaise ; et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits. La vision montre de toute évidence que l'abîme est un lieu où se trouve une grande fournaise ce qui caractérise parfaitement l'hadès, le lieu de tourments post mortem des humains impies et la prison des démons ou encore ce que l'Écriture appelle « les profondeurs de la terre » et que Jésus appelle encore géhenne. ► Le Jugement qui est condamnation, contenu et appliqué dans ces versets de Jude1:6 et 2Pi.2:4 est bien postérieur à la Croix.

  • Certains commentaires de Jude1:6 et 2Pi.2:4 font état que ces anges eurent des relations contre-nature du même ordre que celles des hommes de Sodome et Gomorrhe.
    Mais ces textes font ils mention de relations sexuelles chez ces anges ?
    La réponse est négative.
    En toute intelligence spirituelle ce qui est contre-nature pour un être, est fonction de son rang, de son genre et des interdits qui lui sont propres.
    L'altérité sexuelle dans notre humanité est établie par Dieu pour la relation conjugale entre un homme et une femme et dans l'objectif premier de la procréation ou de la multiplication de l'espèce humaine.
    Ce qui est contre-nature chez l'humain dans ces versets de Judes et Pierre c'est le fait que les hommes s'enflamment pour les hommes, les femmes pour les femmes, ce qui est l'homosexualité.
    Cet acte contre-nature pour l'homme se traduit par l'abandon de l'usage de la femme et pour la femme l'abandon de l'usage de l'homme.Ro.1:26-27 La Loi mosaïque consigne pour l'être humain des péchés contre-nature qui sont la bestialité ou la zoophilie, l'inceste, le viol, l'adultère etc.
    Mais pour l'ange qui est agenre qu'est ce qu'un acte contre-nature ?
    Les versets précités le précise bien, c'est « abandonner son rang, déserter sa propre demeure ».
    L'ange faisant partie de « l'armée de l'Éternel », la désertion est péché car il a été créé dans l'objectif et le but unique de servir Dieu à perpétuité.
    Satan en Ge.3:1 traduction Bible Chouraqui est présenté comme « le plus nu ('aruwm 'aram 'arowm) ».
    Chour.
    Genèse 3:1 Le serpent était nu, plus que tout vivant du champ qu’avait fait IHVH-Adonaï Elohîms. Il dit à la femme: « Ainsi Elohîms l’a dit: ‹Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin›… »
    Par ce subtil jeu de mot, on observe selon le plan de lecture que nous envisageons, qu'il est un « esprit décorporé » et errant, à tel point qu'il cherche aujourd'hui demeure dans l'humain ou une habitation en possédant le corps(maison, tente, habitation) des êtres vivants terrestres.
    Jésus exprime cette condamnation terrible sur les anges pécheurs au travers de ces paroles qui montre le jugement des hommes impies :
    Mat.12:43 Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point.
    44 Alors il dit : Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti ; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée.
    45 Il s’en va, et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui ; ils entrent dans la maison, s’y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première. Il en sera de même pour cette génération méchante.
    Chaque ange étant unique, il n'existe pour lui aucune possibilité de rédemption quand il se détourne de sa vocation première qui est de servir Dieu, son choix devient définitif et le condamne irrémédiablement.
    En effet, si 'Adam a été créé perfectible car il devait atteindre une stature spirituelle définitive, l'ange fut forcément créé selon ce même principe puisqu'il possède lui aussi un corps donné par Dieu à sa création. Cependant si on voit l'ange pécheur en quête d'une demeure c'est qu'il a bien perdu la sienne de part son péché volontaire, car le salaire du péché c'est la mort. De sorte que les anges pécheurs perdirent leur corps ou leur habit céleste pour n'être que des entités métaphysiques décorporées dans l'impossibilité de retrouver un corps propre.
    C'est pourquoi l'ange qui s'est rebellé contre Dieu en choisissant volontairement de faire le mal a commis un acte « contre-nature » ou encore « contre sa propre nature d'ange divin créé dans le seul but de glorifier Dieu à perpétuité », car il y a dans cet acte un choix irréversible qui le condamne définitivement à la perte de son enveloppe céleste et qui le voue inexorablement à la seconde mort du fait de son reniement, ce que Judes a traduit par abandonner sa propre demeure et déserter son rang.
    Si Adam (et par extension sa postérité mortelle) a bénéficié d'une possibilité de salut et de rachat c'est bien parce que sa stature définitive n'avait pas encore été atteinte quand il pécha, que son péché ne fut pas volontaire et ne revêtait pas la forme du reniement, tandis que pour l'ange rebelle il y a une impossibilité de rachat Ge.3:14-15 ; He.2:16 du fait du péché volontaire et du reniement volontaire de sa condition initiale de serviteur de Dieu afin d'être au service du mensonge et du mal.
    Dans cette même dimension du point de non-retour des anges pécheurs, ce qui est « contre-nature » chez un chrétien aujourd'hui, je dis bien un chrétien, c'est à dire un né de Dieu, un né de nouveau, lavé, pardonné, bénéficiant du sang de la croix; ayant goûté que le Seigneur est bon, reçu les arrhes de l'Esprit, participé aux Gloires et aux Puissances à venir, nourri de l'excellence de Christ et d'aliments solides etc., c'est le péché volontaire He.6:4-8;He.10:26-27, en qualité d'antichrist, par le reniement 2Tim.2:12 du Seigneur Jésus-Christ, c'est encore le blasphème contre le Saint-Esprit qui est impardonnable à perpétuité Mt.12:31-32.
    Il n'existe pour ce chrétien aucune possibilité de Rachat, il ira inexorablement en seconde mort comme Satan et ses démons Mat.25:41.
    Les lois sont différentes des hommes aux anges, ce qui est interdit par Dieu est aussi fonction de la nature intrinsèque de chaque être, de sorte que les règles sexuelles n'entrent pas dans le champs des interdits angéliques puisqu'ils ne sont pas terrestres et sexués, ne prennent ni maris, ni femmes et ne peuvent être impactés par ce qui est relatif aux choses sexuelles.
    Pour les anges, ce qui est « contre-nature » ce n'est pas la relation sexuelle mais la désertion de leur demeure, ce qui se traduit par l'abandon de leur rang de serviteur de Dieu, le reniement de leur rang et de leur condition de serviteurs de Dieu.
    Ce qui démontre encore que l'ange et l'homme sont deux créatures bien différentes et régies par des lois spécifiques.

  • La théorie des anges copulateurs exprime que le fruit de ces unions illicites sont les géants et que Dieu a sanctionné immédiatement ces anges en les enchaînant dans les ténèbres en se basant bien évidemment sur les texte de Judes et Pierre.
    Lors de cet épisode on est en période antédiluvienne et si tous ces anges qui ont péché furent enchaînés par Dieu afin de les empêcher de nuire, pourquoi retrouvons nous encore les géants en période post diluvienne alors que tous les êtres ayant souffle de vie sur terre ont été détruit sauf ceux entrés dans l'arche de Noé ?
    Ces anges captifs se sont ils libérés de leur chaînes afin de recommencer à aller vers les filles des hommes pour enfanter de géants ou d'autres anges se sont-ils livrés à ces mêmes actes ayant provoqués jadis la colère de Dieu sur toute chair ?
    Or en période post diluvienne, la Bible ne fait nullement mention ou allusion d'un tel fait chez les anges car la Loi venue par Moïse et donnant la connaissance du Péché Ro.3:20 ; Ro.7:7, tandis que ces géants existaient bien encore sur terre à sa promulgation, ne comporte aucune trace qu'une telle iniquité ait pu exister entre des démons et des femmes.
    Notre article révélant l'origine des géants démontre encore le caractère totalement irréaliste et infondé de cette vision.

  • Le texte relatif à Job nous livre une vison fort prisée des défenseurs du livre apocryphe de Hénoc pour faire dire que les « fils de Dieu » sont des anges dans ce contexte.
    Il est écrit :
    • Job1:6-12
      6 Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Eternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux.
      7 L’Eternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Et Satan répondit à l’Eternel : De parcourir la terre et de m’y promener.
      8 L’Eternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal.
      9 Et Satan répondit à l’Eternel: Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ?
      10 Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays.
      11 Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face.
      12 L’Eternel dit à Satan : Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre ; seulement, ne porte pas la main sur lui. Et Satan se retira de devant la face de l’Eternel.

    • Job2:1-7
      1 Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Eternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux se présenter devant l’Eternel.
      2 L’Eternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Et Satan répondit à l’Eternel : De parcourir la terre et de m’y promener.
      3 L’Eternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Il demeure ferme dans son intégrité, et tu m’excites à le perdre sans motif.
      4 Et Satan répondit à l’Eternel: Peau pour peau ! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie.
      5 Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu’il te maudit en face.
      6 L’Eternel dit à Satan : Voici, je te le livre : seulement, épargne sa vie.
      7 Et Satan se retira de devant la face de l’Eternel.
    Ces versets nous ouvrent une fenêtre par l'entremise d'une vision spirituelle sur des faits se produisant dans l'univers invisible et nous retranscrivent en quelques mots un échange de propos entre l'Éternel et Satan, au cours d'une assemblée de « fils de Dieu ».
    Le terme « fils de Dieu » dans le récit est encore « Ben 'Elohiym ».
    Nous devons respecter la pensée de l'auteur qui n'est nullement un néophyte à cause de la profondeur spirituelle de l'ensemble du livre et des révélations majeures qu'il comporte.
    Il est sans conteste que le rédacteur est détenteur d'une réelle acuité dans les choses divines, profondément instruit dans la science de Dieu, il fait preuve d'un discernement pur et éprouvé et ne saurait commettre l'impair de confondre l'expression « Ben 'Elohiym » avec « Mal'ak » à cause de sa parfaite maîtrise des réalités spirituelles.
    Par conséquent comme il n'a pu commettre de méprise, nous devons élever notre intelligence spirituelle afin de saisir la pensée donnée et éviter de corrompre cette source unique d'informations, ce qui nous ferait perdre l'excellence de la Révélation.
    Les différents éléments relevés dans cet écrit permettent de situer l'histoire de ces « fils de Dieu » dans la période postdiluvienne tandis que nous les avons rencontré précédemment en période antédiluvienne en Genèse 6.
    Nous tirons plusieurs enseignements les concernant:
    • Ils ne se sont pas tous pervertis en Ge.6 avec « les filles des hommes ». Nous les retrouvons en période postdiluvienne se tenant en présence de L'Éternel. Une partie d'entre eux est demeurée fidèle à l'Éternel,
    • Ils vivent dans le monde céleste et invisible, ce sont des habitants des cieux, hors de notre création ou de notre univers visible,
    • Ils se présentent régulièrement devant l'Éternel dans les cieux et communient avec lui,
    • Nul ne peut douter de leur longévité car ils traversent les siècles, tout comme les anges.

  • Un autre texte du livre de Job est encore cité pour faire valoir la doctrine fallacieuse qu'un ange peut être appelé « fils de Dieu ».
    Nous lisons:
    Job38:1-13
    1 L’Eternel répondit à Job du milieu de la tempête et dit:
    2 Qui est celui qui obscurcit mes desseins Par des discours sans intelligence ?
    3 Ceins tes reins comme un vaillant homme ; Je t’interrogerai, et tu m’instruiras.
    4 Où étais-tu quand je fondais la terre ? Dis-le, si tu as de l’intelligence.
    5 Qui en a fixé les dimensions, le sais-tu ? Ou qui a étendu sur elle le cordeau ?
    6 Sur quoi ses bases sont-elles appuyées ? Ou qui en a posé la pierre angulaire,
    7 Alors que les étoiles du matin éclataient en chants d’allégresse, Et que tous les fils de Dieu poussaient des cris de joie ?
    8 Qui a fermé la mer avec des portes, Quand elle s’élança du sein maternel ;
    9 Quand je fis de la nuée son vêtement, Et de l’obscurité ses langes ;
    10 Quand je lui imposai ma loi, Et que je lui mis des barrières et des portes ;
    11 Quand je dis : Tu viendras jusqu’ici, tu n’iras pas au delà ; Ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ?
    12 Depuis que tu existes, as-tu commandé au matin ? As-tu montré sa place à l’aurore,
    13 Pour qu’elle saisisse les extrémités de la terre, Et que les méchants en soient secoués...
    On est encore face à la même expression « Ben 'Elohiym » et ce récit comporte une Révélation capitale pour notre article.
    Nous savons qu'il existe un Paradis qui n'est pas de notre création ou de cet univers que nous connaissons.Luc 23:43 ; 2Cor.12:4 ;Apoc.2:7
    La Bible situe ce Paradis dans les cieux, qui ne sont pas les cieux de notre Monde visible, de sorte que l'on discerne une création que l'on qualifiera « d'en haut », céleste et invisible et une création « d'en bas », visible, c'est l'ensemble de notre Univers qui comporte quelque part la terre en son sein, dans la Galaxie appelée la Voie lactée.
    Ce texte de Job dévoile plusieurs choses :
    • Que la Création d'en haut et invisible, cette Création renfermant l'Éden et son Jardin, à savoir le Royaume des Cieux et le Paradis, a existé bien longtemps avant la création du Monde visible, avant la fondation de la terre,
    • L'Univers invisible et céleste était déjà peuplé d'êtres divins, bien avant la création de l'Univers visible et de la terre.
      En effet le texte de Job révèle que les « étoiles du matin » et les « fils de Dieu » existaient déjà avant la fondation de cet Univers Visible comprenant la terre car ils ont tous assisté à cette œuvre, les uns éclatant en chants d’allégresse, les autres poussant des cris de joie.Job38:7
    • Or si ces « fils de Dieu » existaient avant la création de l'Univers visible comprenant la terre, ils sont bien des habitants des Cieux, tandis qu'ils ne sont pas des anges.
      En effet, l'Écriture traduit généralement l'expression « étoile » par « ange céleste » selon ce qui est écrit:
      Apoc.1:20 le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises.
      Nous garderons cette interprétation Biblique.
      Il y a bien les anges d'une part et les « fils de Dieu » d'autre part, dans l'invisible ou dans le céleste au moment de la fondation de la terre Job38:7.
► Ces quelques éclaircissements du livre de Job nous permettront de confirmer par la suite la véritable identité de ces « fils de Dieu » mais nous savons dès maintenant que ce sont des entités semblables aux anges.


♦ La seconde hypothèse est plus sensée car en effet les « fils de Dieu » sont la postérité de 'Adam et 'Ishshah, mais ne sont pas la postérité de Seth.
Plus spécifiquement, ils sont tous reconnus dans leur dimension terrestre, pour être des hommes, des mâles (Zakar en hébreu) puisque la Bible en Ge.6:2 affirme qu'ils vont vers les « filles des hommes ».
L'Écriture les caractérise sous l'identité d'hommes parce qu'ils prennent des femmes qui leur engendrent des enfants.
Cette précision est capitale pour notre démonstration car dans ce contexte de Genèse 6 la notion de « fils de Dieu » n'englobe que le genre masculin et exclue le genre féminin.
Il y a bien ici une spécificité chez ces « fils de Dieu » d'où la question permettant de mettre à jour la Révélation : « Pourquoi sont ils tous hommes et non point femmes ? »
Cette interrogation trouvera réponse au cours de notre démonstration.
Quoi qu'il en soit, ces hommes ne peuvent être de la descendance de Seth ou d'une quelconque autre dignité humaine née post péché, sur la base doctrinale qu'un « fils de Dieu » qualifie « l'être image de Dieu, sans péché, né de Dieu ou de la Volonté de Dieu, qui ne pratique pas le péché et ne pèche point » 1Jn.3:9 ; 1Jn.5:18.
Or l'humanité postpéché qui a vu naître Seth est peccable et pécheresse par nature ce qui la disqualifie de cette appellation de manière naturelle. Or les « fils de Dieu » présentés par le texte le sont de manière naturelle.

Le témoignage Biblique donnant le modèle parfait du « Fils de Dieu », c'est Jésus-Christ quoiqu'il naquit dans une chair semblable à celle du Péché Ro.8:3, mais il ne pécha point.

'Adam à sa création de même que sa femme 'Ishshah sont créés « fils de Dieu » en « gestation » vers leur perfection spirituelle mais ils n'eurent pas le temps d'atteindre leur achèvement car ils ratèrent le but.
Ils sont à leur origine placés par Dieu dans le Jardin d'Éden ou encore le Paradis, qui joue le rôle de « matrice » chargée de faire d'eux des êtres spirituels accomplis.
Ils doivent se construire(se nourrir) à partir des enseignements(des fruits des arbres du Jardin) propres à leur édification, jusqu'à atteindre la stature parfaite de l'homme fait et être engendrés au final en « Homme Spirituel ».
Si d'aventure la femme fut séduite et rendue coupable de transgression 1Tim.2:14, ce n'est pas qu'elle fut créée en nature peccable par Dieu, car elle fut en forme de « fils de Dieu » étant la Gloire de 'Adam « fils de Dieu ».
Par conséquent, l'incitation au mal ne pouvait se trouver en elle mais vint de l'extérieur. Ce qui tends à démontrer que Satan ou le serpent ancien n'est pas un « raisonnement rusé en l'humain » comme certaines doctrines l'avancent bien maladroitement.
C'est pourquoi, la sollicitation au Péché vint par l'instigation du Serpent (qui est Satan), un agent extérieur, séducteur et tentateur qui suscita en la femme un désir qu'elle ne pouvait réveiller de par sa nature de « fils de Dieu ».
De même pour 'Adam, l'élément déclencheur au Péché ce n'est pas l'intérieur mais l'extérieur, à savoir la femme mais sous l'influence du Péché en elle, à ce moment là.
En effet quand la femme vint donner du fruit à l'homme, c'est à dire quand elle vint l'enseigner en ce qui concerne la connaissance du Bien et du Mal, elle était déjà pécheresse 1Tim.2:14 et c'est sous cette influence qu'elle mena l'homme à écouter sa voix Ge.3:17.
L'Écriture révèle qu'il existe aujourd'hui, en humanité postpéché, une source au Péché qui est interne à l'homme.
C'est la Chair(nature animal, terrestre, sensuelle) Eph.2:3 au travers de sa propre convoitise Jam.1:14-15 ; 1Jn.2:16. Satan se révèle en celui qui incite, excite la chair à la convoitise, c'est pourquoi l'Écriture le dévoile en qualité de Tentateur Mat.4:3;1Thes.3:5, de Séducteur 2Cor.11:3, d'Adversaire 1Pe.5:8; 1Jn.5:19 ; Rev.12:9.
Jésus tenté dans le désert, le fut par sa propre chair, la Bible nous révélant qu'il eut faim Lu 4:1-13 mais fut fortement sollicité et excité au mal par Satan qui provoquait les désirs de la chair.
Dans le Jardin d'Éden, l'incitation au mal est bien venue de l'extérieur par Satan(le serpent ancien) qui réveilla ou encore amorça la convoitise en la femme, ce qui précipita les deux êtres célestes vers leur chute et avorta le projet de Dieu les concernant.

En effet Jésus venant dans le monde en « Fils de Dieu » nous a montré qu'il fut rendu parfait par son engendrement, au moment où il revêt le corps spirituel Ac 13:33-34, accomplissant la prophétie du Ps 2:7. Dès lors, il est déclaré « Fils de Dieu avec puissance », selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts Ro.1:4.
De fait, 'Adam et 'Ishshah ont bien revêtu l'habit du céleste en forme de « fils de Dieu », car ils sont créés « fils » en nature divine et suscités par Dieu sans péché.
'Adam l'Homme fut créé à l'image, à la ressemblance de Dieu il est la gloire de Dieu, Ge.1:26 tandis que ‘Ishshah la Femme est tirée de l'Homme, d'une de ses côtes Ge.2:21-23 et est la gloire de l'Homme. 1Cor.11:7-9.
Ils « ratèrent le but », c'est le Péché ce qui dans l'analogie du rôle de la matrice traduit une « fausse couche ».
Ils n'atteignirent pas le stade final de leur stature de « fils de Dieu en perfection spirituelle ».
'Adam et ‘Ishshah furent créés par Dieu en « êtres célestes » en gestation vers leur accomplissement spirituel, dans la « matrice édénique » qui est le Jardin ou le Paradis mais ils ne sont pas parvenus à leur terme, à l'homme revêtu du corps spirituel.
Ils moururent avant d'être enfantés et engendrés en « êtres spirituels », des « esprits vivifiants » revêtus du « corps spirituel » qui ne peut être tenté par le mal car il n'est plus possible de l'amorcer en convoitise.
On comprends que sans le corps spirituel, la perfection ne peut être atteinte car on est encore sujet à la faiblesse et à la chute et c'est pourquoi l'Écriture précise en Ro.8:23 que nous aussi nous attendons en espérance la rédemption de notre corps, c'est à dire le Corps Spirituel dont nous seront revêtus à l'avènement final du Seigneur Jésus-Christ, de même que la création toute entière attends cette révélation des fils de Dieu afin d'être affranchie elle aussi de la Vanité.

'Adam n'atteint pas ce but à cause du Péché et il n'entra pas dans l'héritage du Corps Spirituel, c'est pourquoi la Bible déclara que l'homme 'Adam, devint une « âme vivante »
1Cor.15:45 C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint (ginomai) une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant.
On va insister un peu sur ce verbe « devenir (Grec Ginomai) » qui caractérise le passage d'un état à un autre et en l'occurrence ici, d'une nature à une autre.
En effet si le Nouveau Testament nous révèle que Jésus est devenu un « esprit vivifiant », il définit qu'il ne l'était pas au départ mais qu'il atteignit ce but par sa victoire totale et parfaite, jusqu'à la mort sur la Croix, au travers de sa résurrection d'entre les morts et par le revêtement du Corps Spirituel.
Or ce même verset exprime que 'Adam créé céleste par Dieu, devint(ginomai) une « âme vivante ».
A cause du témoignage de Jésus le second homme, on saisit d'emblée que 'Adam, dans sa finalité, est l'antithèse de Jésus.
L'un triomphe(Jésus) et obtient l'héritage du Corps Spirituel, l'autre échoue('Adam) et obtient l'héritage du Corps Terrestre selon qu'il est écrit:
Gal.6:8 Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle.
  • 'Adam créé fils de Dieu dans le céleste, revêtu du corps céleste, habitant dans le Paradis de Dieu, a semé pour la chair, il meurt, est chassé du Paradis, ressuscite en Corps Terrestre, mortel, infirme et corruptible, devint une « âme vivante », un habitant de la terre,
  • Jésus engendré dans le monde, revêtu d'un corps terrestre et de chair, vivant dans le monde, a semé pour l'Esprit, il meurt à la croix, ressuscite en Corps Spirituel, parfait, glorieux et immortel, devint un « esprit vivifiant », fut déclaré Fils de Dieu avec puissance et fut enlevé dans les cieux.
Et là on comprends parfaitement que 'Adam devint une « âme vivante », c'est une dégradation, c'est la conséquence du péché provoquant sa chute car l'âme est liée au sang Lev.17:11;Lev.17:14;Deut.12:23.
En effet, qui parle de sang parle de chair, qui parle de « chair et de sang » parle de choses propres au terrestre et non au céleste car la chair et le sang ne saurait hériter du céleste.
Une règle doctrinale se vérifie ici : Quand Dieu place 'Adam dans le Paradis il est impossible qu'il soit en son corps de chair et de sang, de sorte qu'il était bien dans le Paradis en corps céleste et non point terrestre.
'Adam en « âme vivante », c'est 'Adam en « chair et sang », c'est l'Homme céleste qui a péché dont l'enveloppe céleste est morte(détruite) ou l'Homme céleste qui tombe dans un profond sommeil(qui meurt), pour se réveiller, se relever(une résurrection) sous une enveloppe terrestre en « zakar (mâle) ou 'iysh (époux) ».
Et c'est ici le mystère de Ge.2:17 où Dieu dit à 'Adam ...car le jour où tu en mangeras, tu mourras. Car 'Adam est mort en son corps céleste et ressuscite en un corps terrestre. Ce qui fait que 'Adam est bien mort mais Dieu le ramène dans un corps fait de la poussière de la terre.
La mort de 'Adam et 'Ishshah fut bien effective.
On perce dès lors le mystère et on apprends que 'Adam le céleste, fut rendu semblable aux êtres vivants de la création terrestre et visible, abaissé à leur rang, alors qu'à l'origine il fut créé en image et ressemblance de Dieu, habitait le Paradis dans le céleste, dans l'invisible.
L'Écriture révèle que suite au Péché, Adam et Eve furent revêtus de peau Ge.3:21.
La Bible ne dit pas de peau d'animal, mais de peau et on saisit l'image suivante: la peau c'est le « corps animal qui est terrestre ».
Dans la Révélation, cela démontre qu'avant le péché 'Adam et 'Ishshah n'étaient pas revêtus de peau, c'est à dire d'un corps terrestre.
Ils étaient dans une autre enveloppe corporelle que ce corps de chair et de sang, que nous revêtons encore aujourd'hui et dans lequel nous sommes, car la chair et le sang ne peuvent hériter ou habiter le Paradis qui est dans le céleste 1Cor.15:50.
C'est suite au Péché qu'ils furent tout deux « chassés » vers/dans le terrestre ou dans le monde visible, abaissés au rang des êtres de la création terrestre et qui étaient des âmes faites de chair et de sang(revêtus de peau), en somme des êtres de nature animale revêtus d'un corps terrestre.
De sorte qu'en lisant, ils furent « vêtus de peau » par l'Éternel, cela signifie qu'ils furent placés dans une enveloppe semblable à celle des êtres en nature animale possédant une « enveloppe de peau », c'est à dire un corps animal et terrestre.
Dans une autre expression, la Bible dit que 'Adam fut formé de la poussière de la terre donc il fut fait chair et sang, terrestre et mortelle.
Dès lors, de créatures célestes créées en image de Dieu et habitant le Paradis ou le Ciel, ils devinrent(ginomai), des « âmes vivantes » habitant le terrestre, conformément au jugement de la parole de Dieu annoncée à 'Adam en Ge.2:17.
Cet « avortement » eut pour conséquence logique l'expulsion de leur « matrice », du Jardin ou du Paradis.Ge.3:23.

En effet le Jardin c'est bien le Paradis Rev.2:7.
Celui qui habitait dans le Paradis n'était point dans un corps tiré de la poussière de la terre, fait de chair et de sang car il ne pourrait supporter le céleste. Celui qui résidait dans le paradis, c'était 'Adam, homme céleste, fils de Dieu, revêtu d'un corps céleste.
De sorte qu'il y a bien :
  • Un corps terrestre (choikos 1Cor.15:40) et animal (psuchikos 1Cor.15:44),
  • Un corps céleste (epouranios 1Cor.15:40),
  • Un corps spirituel (pneumatikos 1Cor.15:44).
L'Homme est chassé du Paradis cela s'est traduit chronologiquement par :
  • Sa mort ou la destruction du corps céleste ou encore la séparation de l'être de son enveloppe céleste ce qui caractéristique la mort dudit corps céleste, car un corps sans esprit est mort,
  • Sa dégradation du Paradis(Ciel) vers la terre ou dégradation de l'invisible vers le visible.
    L'homme et sa femme sont ôtés du Paradis(du monde invisible) et précipités sur la terre(dans le monde visible) pour y vivre comme les êtres de nature animale, créés âmes dans l'Univers terrestre visible,
  • Le revêtement du corps terrestre, ce qui est une résurrection en chair et sang.
    En effet, le texte de Ge.2:21 est en double lecture.
    On lit que Dieu fait tomber sur 'Adam un profond sommeil ou 'Adam tombe dans un profond sommeil, ce qui est sa mort.
    'Adam à sa création est un être céleste mais quand 'Adam sort de son profond sommeil(se réveille, se relève des morts), il est « ‘iysh(mari) donc zakar(mâle) », c'est à dire un être terrestre, sexué, mâle et époux, une âme vivante.
    On observe ce point particulier en lisant par les strongs:
    Ge.2:21-23
    21 Alors l’Eternel Dieu fit tomber(Naphal = tomber de mort violente) un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit(Yashen qui ramène au sommeil de la mort Job.3:13);
    ...
    23 Et l’homme('Adam) dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme['Ishshah(épouse) qui ramène à neqebah(femelle)], parce qu’elle a été prise de l’homme[‘iysh(époux) qui ramène à Zakar(mâle)].
    Notez que le mot « homme » est donné dans deux formes différentes en Ge.2:23 par le texte Hébreu(visible par les strongs), une première identité par « 'Adam » et une seconde identité par « ‘iysh », cela est très important puisque le sens même de la lecture est profondément changé.
    On comprends que le verset possède plusieurs degrés de lecture, il nous parle à la fois de choses terrestres montrant la création de la femme(céleste et terrestre) mais encore propose une allégorie concernant 'Adam(qui symbolise l'homme céleste car c'est le nom retenu par le texte à sa création en fils de Dieu) qui meurt en être céleste pour devenir âme vivante, terrestre, sexué mâle et mari(zakar, ‘iysh), car le mari c'est l'homme terrestre en sexe mâle.
    Ce verset nous permets encore de bien saisir que la mort a effectivement frappé 'Adam dans le céleste et de la même manière que l'on meure dans le terrestre, il est mort dans le céleste.
    'Adam et 'Ishshah meurent.
    Pour les sauver Dieu les réveille(ressuscite) dans l'Univers visible mais sous une autre enveloppe.
    Ils sont alors déposés dans un habit terrestre et mortelle ou encore revêtus d'un corps terrestre, corruptible, méprisable, infirme, faible, mortel. Un corps fait de chair et de sang qui ne peut habiter le Paradis ou hériter du céleste, d'où la notion de l'âme.1Cor.15:45
C'est là Adam, l'homme terrestre créé de la poussière de la terre et qui redevient poussière de la terre Ge.3:19.
Dès lors étant rejeté du Ciel, confiné dans l'univers visible et sur la terre, il ne peut plus revenir sous cette forme terrestre dans le Paradis, il est privé de la nourriture des cieux, des paroles ineffables prodiguées par les « arbres du Jardin ».
L'humanité terrestre s'est retrouvée depuis ce moment prisonnière de la terre et sans accès aux cieux, à cause des chérubins, jusqu'à l'avènement de Jésus qui inaugura pour nous une route nouvelle et vivante sans l'invisible Heb.10:20, puisqu'il entra dans les cieux pour comparaitre pour nous devant le Père Céleste Heb.9:24.

Pour bien saisir l'allégorie par rapport à l'enseignement tiré de la Nature, le Jardin c'est comme le sein maternel, comme une matrice, 'Adam et 'Ishshah comme des jumeaux à naitre, le Péché c'est l'incident dans le développement des enfants créant leur mort.
Ils sont chassés du Jardin se traduit par l'expulsion des corps morts du sein maternel(Jardin ou Paradis ou Ciel), ce qui manifeste l'avortement.

Aujourd'hui, dans cette même dimension du Jardin, les « fils de Dieu » sont ceux qui naissent en Jésus-Christ, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu Jn1:12-13 et ceux là aussi sont conçus en Christ, sans péché.
La matrice, c'est le Christ car nous sommes créés en Lui Eph.2:10 et sans lui nous ne pouvons rien faire Jn15:5. Hors de Christ nous n'existons pas et nous ne sommes pas Col.2:12 ; Col.3:3.
Jésus révéla à Nicodème cet impératif pour tout homme de « naître de nouveau », en vue d'être « nouvelle créature », conçue par Dieu, en Lui.
Nous lisons :
Jn 3:3-7
3:3 Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. 4 Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître? 5 Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. 6 Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. 7 Ne t’étonne pas que je t’aie dit: Il faut que vous naissiez de nouveau.
Or Seth, le troisième fils que Adam engendre après le Péché, est né dans l'iniquité et conçu dans le péché, de même que l'ensemble de sa postérité car il est issu de la génération postpéché. Et c'est pourquoi nous réfutons vivement que les « fils de Dieu » cités en Genèse 6 soient la postérité de Seth.
En effet, cette descendance est pécheresse, car elle pèche, selon qu'il est écrit d'elle en Ro 3:23 car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu.
Être né dans le péché désigne l'humanité terrestre issue de Adam et de Eve née postpéché, mortelle et esclave du péché. Ps 51:5

Nous ne pouvons ignorer cette règle doctrinale fondamentale et immuable: Jésus-Christ est le Fils de Dieu ou encore est Fils de Dieu.
Il est sans péché, n'a jamais péché et ne pèche point. [ 2Co 5:21 ; He 4:15 ; 1Pe 2:22 ; 1Jn 3:5 ]
Par la Foi en lui et au travers de la nouvelle naissance d'eau et d'Esprit, Jn 3:5-7 spirituellement nous sommes conçus en Lui et devenons participants de sa nature divine en « fils de Dieu », de sorte que l'apôtre Paul s'exclame « Gal 2:20 J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; ».
Quand on dit d'un humain né de Dieu, qu'il ne peut pécher, cela signifie que ce nouveau né est en Christ, une seule et même plante, un seul esprit avec Lui, étant caché en lui de sorte que marchant selon l'Esprit, il demeure dans la sanctification et le malin ne le touche point.
L'épitre de Jean révèle cette dimension :
  • 1Jn 3:6 Quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu. 7 Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste. 8 Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. 9 Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu.

  • 1Jn 5:18 Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas.
Concernant le nouveau né en Christ, celui qui ne pèche point à cause de la semence de Dieu en lui, c'est l'esprit de l'homme ou l'homme conçu esprit (1Co 2:11 ; Ro 8:16), la nouvelle créature, dont le devenir est l'homme spirituel.(2Co 5:17 ; Ga 6:15).
Il est né de Dieu, est un seul esprit avec le Seigneur Jésus-Christ (1Co 6:17), et il marche selon l'Esprit de Dieu. Il est le Véritable « enfant de Dieu », celui qui a pour objectif, par la connaissance de Christ, d'être à son image.
Sa finalité est d'atteindre la mesure de la stature parfaite de Christ, en somme un « Fils de Dieu », un esprit de juste parvenu à la perfection, un homme fait, l'Homme Spirituel.
• 2Co 3:18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.

• Col 3:10 et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé.

• Ro 8:29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

• Eph 4:11 Et il [Christ] a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, 12 pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, 13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

• Heb 12:22 Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, 23 de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection,

• 1Co 14:20 Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement; mais pour la malice, soyez enfants, et, à l’égard du jugement, soyez des hommes faits.

• Heb 5:14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.
Bien entendu, nous entrerons dans la perfection de notre véritable identité de « fils de Dieu », si nous persévérons et demeurons en Lui car tout comme 'Adam et ‘Ishshah nous pouvons rater le but.
Ce qui se manifeste pour l'Homme à la fin de toute chose, c'est que Dieu ayant donné sa semence la récupère pour celui qui ne l'aura pas fait fructifier, ce dernier ira dans la « seconde mort », et pour celui qui aura produit le fruit digne de la repentance, ce dernier gardera le bénéfice de la semence et du fruit, pour la Vie Éternelle.
En effet, celui qui se retire de la communion de Christ se perds Heb.10:39, de sorte que Jésus s'est écrié « car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus Mat.22:14», sachant que l'Élu c'est l'appelé qui persévère jusqu'au bout et atteint le but !
De sorte que le Salut n'est définitivement acquis que dans la persévérance et la sanctification en Christ et aura pour aboutissement final la rédemption de notre corps Ro.8:23, quand la victoire sur la mort sera donnée par l'accomplissement du relèvement et/ou de la transformation du corps terrestre en corps spirituel, ce qui est la doctrine Biblique de la « Résurrection des morts », lors de l'avènement du Seigneur Jésus-Christ sur les nuées.
Quand nous habiterons notre nouvelle enveloppe spirituelle qui sera notre corps définitif alors la mort, qui est l'ennemi ultime1Cor.15:26, sera détruite à tout jamais.

Nous n'allons pas nous étendre davantage sur ces points, mais cette révélation des « fils de Dieu » donnée par le Nouveau Testament, nous servira de fondement afin de définir ces « fils de Dieu » de Ge 6, en partant d'un postulat ferme: Ils sont tous engendrés par 'Adam et 'Ishshah.

Notre démonstration reposera sur la doctrine Biblique et nous veillerons à ne pas nous en écarter :
♦ Nous demeurerons sur une base doctrinale donnant une définition des « fils de Dieu » qui traverse le temps, de la Genèse à l'Apocalypse et qui demeure encore d'actualité.
C'est pourquoi, toute définition qui verrait en ces « fils de Dieu » autre chose que l'Homme(l'être créé en image de Dieu), ne sera pas soutenue car la révélation des mystères cachés en Jésus-Christ atteste que tout « fils de Dieu » est l'homme né de Dieu, revêtant et reflétant bien évidemment les attributs liés à sa nature divine.
Toute doctrine allant à l'encontre de cette révélation de l'Évangile ne peut être recevable, car l'Écriture atteste que seul l'homme a été créé en image et ressemblance de Dieu selon qu'il est écrit en:
Ge1:26 Puis Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance,...27 Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu,...
Hormis l'être humain, aucun des anges du ciel, ni aucune autre créature de Dieu, du visible ou de l'invisible, ne peut se prévaloir d'avoir un jour été appelé par Dieu « fils » ou être « fils de Dieu », selon qu'il est écrit en :
He 1:4-5
4 devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.5 Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit: Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui? Et encore: Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils?
♦ Nous scellons en outre cette révélation:
  • L'humanité toute entière possède une seule et unique racine : 'Adam et 'Ishshah.

Procédons avec la Version Biblique Perret Gentil Rillet, qui dans une vision terrestre, me semble la plus proche dans l'Esprit sur ces « Fils de Dieu ».
Il y a une autre vision allégorique que l'on peut tirer de ces versets mais que nous ne développerons pas ici. Un point à retenir c'est que les traductions mélangeant à la fois la vision allégorique et la vision terrestre créent des confusions.
Genèse 6:1-5
1 Et lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées,
2 les fils de Dieu virent que les filles de l’homme étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi celles qu’ils préféraient.
3 Alors l’Éternel dit: Mon Esprit ne régira pas éternellement l’intérieur de l’homme; par suite de son égarement il n’ est plus que chair; et sa vie sera de cent vingt ans.
4 Les géants existaient sur la terre en ce temps-là; et aussi, après que les fils de Dieu se furent approchés des filles des hommes, celles-ci leur donnèrent des fils qui sont ces héros fameux dès l’antiquité.
5 Et l’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande et générale sur la terre, et que toutes les pensées formées par leur cœur n’étaient toujours que pure malice.
Ce texte nous dévoile que:
  • Les géants ne sont pas issus des unions « fils de Dieu » et « filles de l'homme », car les géants ne sont pas des humains,
  • De ces unions naissent les « héros fameux dans l'antiquité », des hommes ou des humains de grand renom.
  • Les « fils de Dieu » ne sont pas les géants.
Examinons cette phrase dans le détail: Les fils de Dieu virent que les filles de l'homme étaient belles
On retrouve deux expressions :
  • D'un côté: les « fils de Dieu »,
  • De l'autre: les « filles de l'homme ou des hommes ».
Ils sont tous issus de la souche commune 'Adam et 'Ishshah mais qu'est ce qui distingue un « fils de Dieu », d'une « fille de l'homme » ?
L'Écriture veut attirer notre attention sur leur nature intrinsèque.

Gen 6:1 précise : Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées...
Dès le péché, Adam et Eve chassés dans l'Univers visible et sur la terre, engendrèrent une génération terrestre, peccable et mortelle, des hommes et des femmes esclaves du péché.
Ce verset renseigne sur la période concernée et nous positionne indubitablement en humanité postpéché, dans l'humanité terrestre.
Par conséquent ces « filles des hommes » sont nées dans ce contexte du péché:
Ro 5:12 C’est pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort est passée à tous les humains, parce que tous ont péché...
► Les « filles des hommes » se voient, en celles qui naquirent de tous les hommes nés dans le péché, elles sont toutes de la génération postpéché et terrestre, elles sont nées dans le péché. Ps51:5

♦ Qu'en est-il donc des « fils de Dieu » dont le témoignage Biblique indique qu'ils vont vers les filles des hommes tandis que l'Écriture ne donne qu'une source unique pour l'ensemble de l'humanité qui est 'Adam et 'Ishshah ou Adam et Eve ?
Il n'existe qu'une seule réponse plausible et possible du fait qu'ils ne peuvent être nés postpéché car nous avons déjà défini qu'un « fils de Dieu » est créé ou nait sans péché et ne pèche point à cause de sa nature.
Quand ont ils donc été généré ?

Ils ont tous été engendrés avant le Péché de 'Adam et de 'Ishshah.

En effet, c'est la première tranche de l'humanité, les premiers-nés de la création, ils furent engendrés dans le Paradis, dans le céleste.
Nous avons reconnu par le texte de Job, qu'ils habitent le Ciel, ont été engendrés avant la création du Monde visible et la fondation de la terre.
Ce sont des êtres du Monde Céleste et Invisible, ils ne sont pas de notre création visible ou terrestre.
Ils portent l'image du premier homme 'Adam, le céleste, fils de Dieu, habitant du Paradis et revêtu d'un corps céleste.
En effet, cette génération est singulière car elle prends non seulement la nature de 'Adam qui est créé en image et en ressemblance de Dieu, mais encore est engendrée directement en image et ressemblance de Dieu.
D'où la Révélation que ces êtres nés dans le céleste (hors du péché et hors de l'Univers visible), sont des « Fils de Dieu », comme 'Adam leur père.
C'est ici la définition de ces « fils de Dieu » dont nous parle l'Ancien Testament.
Certains d'entre eux sont « tombés du ciel et tombés de mort violente » tandis que d'autres sont restés fidèles à Dieu et ont gardé leur rang.

Pour saisir la réalité de la Genèse de l'Homme 'Adam:
'Adam fut créé en image et ressemblance de Dieu, il est « fils de Dieu » formé de la poussière du sol('eret) céleste, donc revêtu d'un corps céleste.
A cette création, il est sans péché, pur, saint et ne pèche point. Il habite le Paradis dans le ciel.
Dans le Paradis, Dieu tire de lui 'Ishshah et leur ordonne de croître, de multiplier et de remplir le territoire(céleste).

A cause de Gen.6:2, un écrit tiré de l'humanité postpéché, qui stipule que les « fils de Dieu » vont vers « les filles des hommes », nous sommes remontés dans l'histoire pour reconnaitre que:
  • 'Adam et 'Ishshah ont procréés avant le Péché, ce qui ne pouvait se produire que dans le céleste,
  • Les premiers-nés ou les premiers-engendrés, avant le péché dans le céleste, sont en image et ressemblance à 'Adam l'homme céleste et sont des « fils de Dieu ».
    En effet ayant porté l'image de 'Adam dans le céleste, ils prennent forcément l'image de Adam(zakar) dans le terrestre.
    Nous reviendrons plus en détail sur ce dernier point au cours de notre étude.
L'épisode de Genèse 6 montre le péché commis par une partie de ces fils de 'Adam l'homme céleste ou ces « fils de Dieu » qui ont quitté le ciel (qui sont tombés du ciel et tombés de mort violente), pour venir s'unir aux filles des hommes.

Il est à reconnaitre que l'on a toujours enseigné que 'Ishshah est l'aide(Hébreu:'Ezer) de l'Homme.
A la vérité « l'aide de l'Homme » désigne une pluralité d'êtres comme 'Adam, la Femme est pour l'Homme membre de son corps.
En effet, la Femme n'est pas en dehors de l'Homme car elle est tirée de l'Homme et est « membre de son corps » car les deux (mâle et femelle ou époux et épouse) sont une seule chair.

Or l'aide ('Ezer) est le vis à vis de l'Homme, par définition hors de l'Homme, en dehors de l'Homme et par conséquent ne peut être la Femme qui est membre du Corps de l'Homme.

Ainsi, l'Aide pour l'Homme est une multitude et c'est l'humanité en nature de « fils de Dieu ».
Quand Dieu a dit en Gen 2:18 « je lui ferai une aide », Il pensait certainement en son fort intérieur à des êtres semblables à 'Adam « fils de Dieu » et pour y aboutir, Il forme la Femme de l'Homme.
Démonstration sommaire de l'aide ('Ezer) et la raison d'être de la Femme.
Le texte de Gen2:18-24 semble dire que la Femme est l'Aide mais dans l'intelligence spirituelle cette pensée est irrecevable.
Pourquoi ?
Simplement parce que Ge.2:20b marque un constat et une insatisfaction de Dieu par cette parole mais pour l'homme il ne se trouva pas d'aide... ou mais, pour l’homme, il [Dieu] ne trouva point d’aide...
Comprenons bien ceci :
Selon Ge.2:18 'Adam est seul et Dieu juge que cela n'est pas bon.
L'adjectif « seul », ne veut pas dire qu'il est « le seul et l'unique de son espèce » mais qu'il est « l'unique créature de Dieu à ce moment là, le premier être créé par Dieu de toute la création céleste et terrestre ou de l'Univers Invisible et visible ». (Dans la Révélation, 'Adam est bien le premier être vivant créé par Dieu car il y a deux créations, une création céleste qui a précédé la création terrestre).
Il vient donc à la pensée de Dieu de lui faire une Aide pour que cela soit bon.
Dieu crée alors d'autres êtres vivants et les amène vers l'homme pour voir comment il va les nommer. Mais en Ge.2:20 la Bible révèle que Dieu ne trouve pas l'Aide pour l'homme parmi tous ceux qu'Il a amené vers lui.
Donc jusqu'à ce point Dieu n'est pas satisfait, cela n'est toujours pas bon, puisque Dieu ne trouve toujours pas l'Aide qu'il cherche pour l'homme.
Or, si nous disons que l'Aide c'est la Femme, nous disons par là que Dieu a cherché une femme pour l'homme parmi tous les êtres vivants qu'il amène vers l'homme et qu'il ne l'a pas trouvé.
En gros, dans une vision terrestre de la Révélation, nous appuyons une doctrine selon laquelle nous enseignons que Dieu aurait cherché une femme parmi les animaux pour l'homme selon que le montre Ge.2:19.
Cette pensée est irrecevable car elle est abominable !
Cela est sans intelligence spirituelle car Dieu ne cautionne ni la zoophilie encore moins le croisement des espèces.
C'est pourquoi il n'est pas sensé, ni spirituel de dire ou d'enseigner que la femme est l'Aide de l'homme sinon cela fait dire que Dieu a cherché une femme pour l'homme parmi les animaux.

Pourquoi donc la Femme si elle n'est pas l'Aide ?
La réponse est évidente. Si Dieu crée la femme c'est pour une raison bien particulière et ce motif est donné par cet l'ordre de Dieu Ge.1:28« Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre,... »
En réalité, la Femme est formée par Dieu parce qu'Il ne trouve pas parmi les êtres qu'Il a déjà créé l'Aide pour l'homme... Or l'Aide n'est pas la femme, nous l'avons déjà démontré.
Il ne reste plus que la réponse suivante : Dieu cherchant une Aide pour l'homme, donne la femme afin d'atteindre cet objectif, qui est l'Aide.
De sorte que l'Aide se retrouve indubitablement en réponse à l'ordre de Dieu donné en Ge.1:28 et s'avère être ceux qui seront engendrés de 'Adam et 'Ishshah, ces fameux « fils de Dieu » dont la particularité est d'être une descendance en image et ressemblance au premier homme 'Adam « fils de Dieu ».
A la fin de toute sa création, la Bible nous informe que Dieu a jugé que cela était très bon, donc il est évident qu'à ce stade de l'écrit, les premiers « fils de Dieu » étaient déjà engendrés, Dieu avait enfin trouvé l'Aide pour l'homme afin qu'il ne soit pas seul.Ge.1:31
NB: Cette singularité de l'image à 'Adam, se retrouva encore bien longtemps après dans l'humanité postpéché, quand 'Adam âgé de 130 ans engendra Seth selon qu'il est écrit Gen.5:3 Adam, âgé de cent trente ans, engendra un fils à sa ressemblance, selon son image, et il lui donna le nom de Seth.

En résumé :
La femme est membre de 'Adam(du corps de Adam) et non pas l'Aide. Elle est le moyen que Dieu accorde à 'Adam afin de ne plus être seul et recevoir l'Aide, qui désigne une pluralité d'êtres, en somme une génération d'êtres sans péché, purs et saints, à son image et à sa ressemblance de « fils de Dieu », en somme des « fils de Dieu ».
Je ne m'étendrai pas plus sur ces points, l'essentiel est dit.

Existe t-il une preuve biblique que 'Ishshah eut procréé avant le péché ?
Si nous demeurons dans la Révélation donnée par le texte, la réponse est affirmative.
La Bible ne dit pas de façon péremptoire que 'Adam et 'Ishshah ont engendré avant le péché mais elle ne dit pas plus le contraire.
On est en droit de s'interroger et de sonder ce qu'elle dit, à cause des différents ordres de Dieu qui sont des impératifs pour eux, autant que celui de ne pas manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

On peut faire une démonstration biblique répondant à la question avec trois écrits.

1) Gen 1:28
Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez...
On se situe, lors de ces bénédictions, avant le Péché et le verset dévoile que Dieu bénit 'Adam et 'Ishshah, leur ordonne de croitre, de multiplier, de remplir le territoire.
Dans une vision terrestre, ils sont « époux et épouse » devant Dieu, ils ont sa bénédiction donc il n'existe aucune restriction à la procréation, à l'engendrement.
Loin de désobéir, l'Homme et sa Femme s'attellent à leur rôle et cela avant le Péché.
La Bible ne parle pas directement de ce fait mais le révèle tout de même quand elle mentionne les « fils de Dieu », car ceux ci sortent bien de quelque part et c'est ce que nous démontrons actuellement.
L'Homme et la Femme bénis par Dieu ne peuvent demeurer sans fruit et Dieu n'aurait pas créé la Femme si aucune descendance sainte, pure et sans péché n'était inscrite au programme.
Faire preuve de bon sens et d'intelligence spirituelle ici est sagesse divine.
En effet il serait impensable qu'avant le Péché, l'ensemble de la création terrestre réponde à la bénédiction de Dieu et que seuls 'Adam et 'Ishshah qui vivent dans le céleste en « fils de Dieu », infirment la puissance de cette bénédiction, alors qu'aucune force négative n'existe dans le Paradis à ce moment là.
Ainsi la réponse logique qui s'impose à tous est de dire qu'autant l'Univers visible et le terrestre tout entier ont rendu leur fruit à la gloire de Dieu et selon ses ordres, à bien plus forte raison 'Adam et 'Ishshah ont produit le fruit en analogie à la Volonté de Dieu dans son ordre « Soyez féconds, multipliez,...»
Autant le terrestre a répondu aux ordres divins, à bien plus forte raison le Céleste y a répondu en toute forme d'abondance divine et cela bien entendu avant que ne vienne le Péché et la Mort.

Certains diront que cette pensée est irrecevable car il ne pouvait avoir de procréation dans le Paradis qui est dans le Ciel.
Ce à quoi je réponds : Si tel fut le cas, pourquoi la Bible dit-elle que nous sommes nés de Dieu, nous sommes enfants de Dieu, que Dieu est Père, que Jésus est Fils de Dieu et tous les termes semblables ?
Disons qu'il existait pour 'Adam et Ishshah, dans le céleste, une autre forme de procréation que la voie sexuelle puisque l'Écriture montre que spirituellement nous sommes ensemencés par la Parole Vivante de Dieu Lk.8:11; 1Pe.1:23; 1Jn.3:9 qui est le « germe » du céleste ou de Dieu, une semence incorruptible.

2) Gen 3:16
Version Perret Gentil Rillet
A la femme, il dit: Je multiplierai la peine de tes grossesses. C’est dans la peine que tu mettras des fils au monde.
Version LSG1910
Il dit à la femme: J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, ...
NB : Le texte Hébreu comporte bien le mot « Ben » qui signifie « fils », les versions qui rendent l'authenticité du texte originel sont celles qui le précise, ce qui n'est pas un détail anodin et cela nous le démontrerons.

• Selon la version LSG1910, il est évident que l'on ne peut rendre pénible ce qui n'a jamais été connu.
Rappelons que le verset est donné sous forme de sentence en jugement, en châtiment, en condamnation envers la Femme.
Notons encore que Ge1:22 révèle la bénédiction de Dieu, que la fécondité est une bénédiction divine. Un frein à la fécondité est bien un jugement car c'est une malédiction.
Or une punition n'a de valeur, si et seulement si, elle diffère de la normalité.
De ce fait, cette normalité exprime, qu'avant ce jugement, la femme a déjà engendré, mais que la pénibilité d'avoir une grossesse lui est imputée dès lors, car elle est rendue moins féconde, voir inféconde, depuis sa transgression.
En effet, il ne peut lui être imputée une condamnation sur ce qu'elle n'aurait jamais connu de manière pratique et effective, sinon ce ne serait plus une condamnation.
Si la femme n'a jamais connu le bonheur d'une abondante fécondité, de multiples conceptions, de multiples enfantements et celui d'avoir de nombreux fils, en quoi aurait elle conscience qu'un véritable châtiment lui est infligé ?
Ce ne serait pas un châtiment, n'est ce pas ?
Dans le langage des hommes l'on dira: « Si l'on a jamais pris de coups de bâtons et qu'un jour on en reçoit, on connaît le châtiment corporel et cela est vue comme une véritable sanction, mais si l'on est né en recevant des coups et qu'on châtie avec des coups cela n'est plus un châtiment. »
(Ps: je ne prône pas ici le châtiment corporel, comprenons nous !)

► Ainsi, la peine infligée à la femme et la teneur de son contenu révèlent qu'elle avait déjà connu le bonheur d'être féconde, au travers de multiples procréations et enfantements AVANT le péché.

• Selon la Bible version Perret Gentil Rillet, ce verset comporte une autre particularité, à cause du mot Hébreu « ben », qui signifie « fils », mais non mentionné dans toutes les versions. La traduction du mot est donnée dans les éditions suivantes:
• Bible des Peuples © 2005 - Editions du Jubilé
Il dit à la femme : « Je multiplierai les souffrances de tes grossesses; dans la souffrance tu enfanteras tes fils; tu ne pourras te passer d’un mari, et lui dominera sur toi. » (Genèse 3:16)

• Nouvelle Bible Segond © 2002 NBS - Société Biblique Française
A la femme, il dit: Je multiplierai la peine de tes grossesses. C'est dans la peine que tu mettras des fils au monde. Ton désir se portera vers ton mari, et lui, il te dominera. (Genèse 3:16)

• Bible Chouraqui © 1977 - Editions Desclée de Brouwer
À la femme, il a dit: « Je multiplierai, je multiplierai ta peine et ta grossesse, dans la peine tu enfanteras des fils. À ton homme, ta passion: lui, il te gouvernera. » (Genèse 3:16)

• Traduction Œcuménique de la Bible © 1976 TOB - Les Editions du Cerf
Il dit à la femme: «Je ferai qu'enceinte, tu sois dans de grandes souffrances; c'est péniblement que tu enfanteras des fils. Ton désir te poussera vers ton homme et lui te dominera.» (Genèse 3:16)

• Bible de Jérusalem © 1973 - Les Editions du Cerf
A la femme, il dit: "Je multiplierai les peines de tes grossesses, dans la peine tu enfanteras des fils. Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi." (Genèse 3:16)

• Traduction Pirot-Clamer / Liénart © 1938-50 - Édition Letouzey /Réédition Cardinal Liénart
Puis il dit à la femme: Je multiplierai ta souffrance et ta plainte: tu enfanteras des fils dans la douleur; ton désir se portera vers ton mari et lui te dominera. (Genèse 3:16)

• Traduction Abbé Crampon • 1904 - Transcription DJEP 2012
A la femme il dit: "Je multiplierai tes souffrances, et spécialement celles de ta grossesse; tu enfanteras des fils dans la douleur; ton désir se portera vers ton mari, et il dominera sur toi." (Genèse 3:16)

• Bible Annotée de Neufchâtel • 1899 - Libre de droit
A la femme il dit: Je rendrai fort pénible ton travail et ta grossesse; tu enfanteras des fils avec peine; ton désir se portera vers ton mari, et il dominera sur toi. (Genèse 3:16)
Ce mot hébreu « ben(fils) » revêt de son importance car il précise un autre aspect de la malédiction du Péché dans la vie de la Femme.
On a déjà reconnu qu'elle est moins féconde ou encore frappée d'infécondité, mais ici à cause du mot « ben », il lui est encore imputée la pénibilité d'avoir des enfants mâles, des fils.
On a saisi qu'une punition n'a de valeur, si et seulement si, elle diffère de la normalité.
Donc la normalité qui s'impose ici c'est que 'Ishshah, avant le péché, n'enfantait que des êtres en image à 'Adam. Aucun de ces êtres n'était à son image mais uniquement à l'image de 'Adam.

Quelqu'un rétorquera :
« Mais elle pouvait enfanter les deux genres et n'être punie que concernant les enfants mâles...».
  • Dans ce cas, pourquoi ne serait elle punie que par rapport aux fils, vu qu'elle est déjà sanctionnée par l'infécondité qui ne saurait distinguer entre mâle et femelle ?
    Comprenons que la malédiction contractée par la femme est venue avec le Péché et que cette malédiction est le jugement de Dieu donc une sanction concernant une bénédiction en cours.
    De sorte que si 'Ishshah engendrait des êtres à son image avant le Péché, le texte n'aurait pas fait usage uniquement du mot « fils », mais aurait utilisé encore le mot hébreu « bath » pour fille ou un autre terme particulier pour spécifier les deux sexes.
    Cependant la particularité du verset est de faire ressortir le mot « ben » qui signifie « fils » et c'est cela la Révélation.
    Donc quand le verset dit « fils », cela spécifie dans l'interprétation spirituelle que 'Ishshah n'engendrait que des êtres image de 'Adam avant le péché car c'est sur le fruit qu'elle produisait en abondance et qui est une bénédiction, qu'elle est véritablement sanctionnée.
    L'on reconnait dès cet instant, que le châtiment qui est manifeste dans le terrestre, puisqu'ils sont chassés du Paradis, consiste non seulement dans la difficulté de procréer, voir l'infécondité ou la stérilité, mais encore dans une énorme peine à concevoir des enfants mâles ou des fils.

  • De plus si avant le Péché le couple produisait des êtres « image de 'Adam » et « image de 'ishshah », ils seraient dans un langage terrestre comme « frères et sœurs » ce qui pousserait à la procréation entre eux et ferait de l'inceste une normalité terrestre divine puisqu'elle avait déjà cours dans le ciel.
    Pour quelle raison Dieu aurait il cautionné les deux genres dans le célesye car cela stipulerait qu'Il désirerait que les « images de 'Adam » aillent vers les « image de 'Ishshah » pour engendrer ?
    Or nous savons fort bien, dans la dimension terrestre, par la Loi spirituelle qui est venue avec Moïse, que les relations maritales et sexuelles entre frères et sœurs sont contre-nature car l'inceste est Péché.
    Donc la réponse évidente c'est qu'il ne pouvait exister avant le péché et dans le Paradis une forme de procréation entre les engendrés et l'on en déduit que la seule « procréatrice céleste » qui existait avant le Péché c'était 'Ishshah, celle qui fut tirée de 'Adam le céleste.
    Pour quelle raison notre choix s'est porté vers « les images de 'Adam » et non vers « les images de 'Ishshah » ?
    Simplement à cause de la Révélation de Ge.6 qui dévoile que tous ces « fils de Dieu » tombés du céleste s'unirent tous à des femmes.
    S'ils sont trouvés mâles ou hommes dans le terrestre, ils ont forcément portés l'image de 'Adam dans le céleste puisque c'est 'Adam qui fut fait zakar(mâle) et 'iysh(époux) quand il fut chassé du Paradis et introduit dans le terrestre.
    Si d'aventure la Bible avait laissé entendre que des « fils de Dieu » avaient pris des hommes pour époux, nous aurions évidemment conclu l'inverse, c'est à dire qu'ils portaient dans le céleste « l'image de 'Ishshah ».
    Cependant la Révélation montre que tous ces « fils de Dieu » trouvent les femmes belles, les prennent pour s'unir et ces dernières enfantent pour eux.
    La conclusion inéluctable est qu'il n'y a que l'homme qui va vers la femme pour engendrer des enfants, de sorte que tous les « fils de Dieu » définis en Ge.6 sont tous trouvés en sexe mâle comme 'Adam le Zakar, donc ils portaient indubitablement l'image de 'Adam dans le céleste.

  • En outre la réalité spirituelle est que les « fils de Dieu, fils de la résurrection » que nous avons déjà reconnu précédemment ne prennent ni femmes, ni maris car ils sont comme les anges des cieux.
    De par cela nous reconnaissons aussi que ces premiers « fils de Dieu » nés de 'Adam et 'Ishshah avant le péché possédaient cette même disposition dans les cieux. Il est évident que ces premiers-nés ayant trouvé les filles des hommes belles, c'est qu'ils ont été tenté à leur tour.


- Notez par conséquent, en période postpéché, que le cri de Eve concernant Caïn en Genèse 4:1 (Version Septante) Or, Adam connut Éve sa femme, qui, ayant conçu, enfanta Caïn; et elle dit: J’ai obtenu un homme grâce à Dieu., est une louange puissante à Dieu, compte tenu de cette « malédiction des fils » qui pesait sur elle et entravait la procréation des fils.
Eve disait par là, quelque chose du genre :« Enfin un fils...Grâce à Dieu...», ce qui dans l'expression dénote un soulagement et démontre qu'elle a eu de multiples grossesses qui se sont soldées en tentatives infructueuses d'avoir un fils avant Caïn.
Ce qui veut dire qu'en humanité postpéché, elle a enfanté bien des filles avant la naissance de ce fils, de Caïn, sans compter les infécondités caractérisées par les règles, voir les fausses couches.
Il est évident que l'apparition de la menstruation chez la femme est venue dès le Péché car elle fut revêtue du corps terrestre et faible, frappée de l'infécondité qui est une malédiction.
On comprends en filigrane la raison pour laquelle la Loi mosaïque caractérise la femme en période de menstrues, d'être impure Lev.15:19;Lev.15:33 car dans le fondement spirituel elle rate sa vocation originelle(rater le but = pécher) qui était d'être pleinement féconde et de produire du fruit en abondance.
Nous saisissons par cela que dans le céleste 'Ishshah était non seulement très féconde mais que tout moment propice de procréation chez elle donnait des « fils » en abondance à 'Adam.

- Notez à cause de cette « malédiction des fils », il n'est accordé à Eve en cent trente ans (130) que trois fils, car Seth naquit quand Adam était âgé de 130 ans. Il n'y eut en fils que Caïn et Abel avant Seth. Cependant, elle a eu de nombreuses filles sur toute cette période.
Il serait en effet impensable de conclure que l'humanité postpéché se chiffrait à quatre êtres humains dont un nourrisson en cent trente ans de vie commune de Adam et Eve, si l'on exclu la naissance des filles, avant Caïn, entre Caïn et Abel et avant la naissance de Seth.

- Notez qu'à la naissance de Seth, Eve pousse encore ce même cri de victoire à l'encontre de la « malédiction des fils » en disant Ge 4:25 Adam connut encore sa femme ; elle enfanta un fils, et l’appela du nom de Seth, car, dit-elle, Dieu m’a donné un autre fils à la place d’Abel, que Caïn a tué, car elle a attendu jusqu'à l'âge de cent trente ans pour avoir ce fils en remplacement d'Abel.
En cent trente ans, elle ne conçoit que trois fils et il n'en reste que deux, Caïn et Seth car Caïn a tué Abel. Pesez le malheur de Eve !
Au comble de son infortune, Caïn est chassé et le voilà parti pour Nod. Le couple Adam et Eve, reste sans fils pendant cette période, il n'est entouré que de filles, jusqu'à l'âge de cent trente ans de Adam où naquit Seth !
Donc comprenez la « malédiction des fils » concernant Eve, son chagrin, sa souffrance et sa peine de femme à cause de ces nombreux fils qu'elle ne peut plus donner à son mari comme auparavant et dont elle est aussi privée.

- Notez encore que la Bible n'a jamais dit que Caïn est le premier né du couple ou l'ainé de l'humanité ou l'ainé de l'humanité postpéché.
Il est le premier enfant mâle, le premier filsdans la génération postpéché ou encore il est le premier enfant mâle né après le Péché.
Ce n'est écrit nulle part que Caïn est le premier-né de Adam et de Eve, ni l'ainé de la famille.
Cherchez bien, vous verrez !

Ainsi, en toute intelligence spirituelle, cette démonstration révèle que dans le Céleste, 'Ishshah n'engendrait que des êtres « image de 'Adam fils de Dieu » avant le Péché et que la génération des femmes n'est venue qu'à partir du Péché, dans l'humanité postpéché qui est terrestre.
L'article sur La femme de Caïn donne des éclaircissements particuliers sur ce point.

3) Gen 3:20
Adam donna à sa femme le nom de Eve: car elle a été la mère de tous les vivants.
• Dans ce troisième verset, la Révélation se situe dans la définition du nom, que Adam donne à sa femme après le Péché.
On n'ignore pas la faculté spirituelle et singulière, ce don spirituel, chez Adam de nommer les êtres vivants par leur véritable valeur identitaire.
- « 'Ishshah(Femme) » est le nom qui lui est donné par 'Adam quand elle fut créée, car elle est tirée de l'homme.
- « Eve » est le nom qui lui est donné par Adam en situation postpéché, mais en souvenir de ce que « 'Ishshah(Femme) » fut avant le péché.

Le nom « Eve » est interprété par l'Écriture et signifie : Celle qui fut la mère des Vivants ou celle qui a été la mère de « tous les Vivants ».Gen3.20

Le temps verbal généralement mentionné dans ce verset n'est pas un temps futur mais un temps passé.
Donc la révélation concerne une époque où la Femme fut « mère de tous les vivants ». Cette période est forcément située avant le Péché.
On en déduit que Eve fut mère avant l'épisode de Ge.3, donc qu'elle a bien procréé avant le Péché.

Le mot « vivant »
Après le Péché, aucun humain n'est encore né quand Adam revêt son épouse du nom de « Eve ».
Qui sont donc ces vivants ?
La phrase n'est pas prophétique, car elle est donnée dans un temps verbal passé, donc le vivant ici ne peut se référer à ceux qui pourraient venir, mais à ceux qui sont déjà.
En effet, dès le péché, la mort est entrée dans le monde et l'humanité est désormais de nature peccable et mortelle.
Chassés du Paradis, revêtus d'un corps animal, devenus âmes vivantes, Adam et Eve sont mortelles, livrés au Péché et s'ils enfantent la nature de la génération à paraitre ne peut être que mortelle.
L'Écriture ne peut pas qualifier de « vivant », cette humanité postpéché et terrestre, qui nait selon la chair, en esclave du péché, qui pèche et qui meurt.
Or, à la vérité, l'Évangile de Christ, précise que l'humanité postpéché est « morte », selon qu'il est écrit:
Eph.2:1-2 1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,2 dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.
Le mot « vivant » ne peut se rapporter à l'humanité née après le Péché car c'est une « humanité de morts ou une humanité morte ». Ce terme ne peut seoir qu'à une « humanité de vivants ou une humanité vivante » qui ne pouvait exister et n'être engendrée, qu'avant que le Péché ne paraisse.

Le mot « mère »
Ce mot a une racine spirituelle profonde outre le caractère de la division, et qui va bien au delà de l'aspect physique de l'enfantement.
En effet, son sens spirituel définit encore celle qui rend le témoignage parfait d'un véritable né de Dieu et qui se fait pour d'autres un modèle de vertu et d'irréprochabilité en suscitant des vocations à son image.

Dans le Nouveau Testament, l'apôtre Paul valorise cette définition en disant :
1Ti 2:15 Elle [la femme] sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans la charité, et dans la sainteté.
Il ne peut aucunement s'agir ici d'une mère dans le sens biologique du terme, sinon cela exprimerait que toutes les femmes du Monde qui enfanteraient, seraient sauvées au travers de leur maternité et que toutes les femmes stériles ou infécondes se verraient irrémédiablement perdues et gardées pour la seconde mort.
Cette vision est donc à écarter du fait qu'elle annihile le Salut par la Foi seule et nous devons trouver le véritable sens du verset.
Le mot « mère » revêt bien ici un caractère spirituel.
En effet l'apôtre Paul, dans le verset cité, caractérise qui est la mère,en définissant qu'elle l'est uniquement au travers de sa persévérance dans la foi, la charité et la sainteté. Qui marche dans la persévérance de la Foi, dans la charité, dans la sanctification sinon celui ou celle qui est né de Dieu ?
Ce qui fait dire indubitablement que le mot « mère » désigne la femme née de Dieu, la femme pieuse, la femme de Foi, etc., marchant en conformité à la Volonté de Dieu.

Ainsi, dans ce verset à cause du contexte et de la Révélation, le véritable sens du mot « mère » est, pour la femme en Christ, en analogie au mot « père », quand on considère le témoignage de Abraham qui est appelé « le père des croyants » Ro 4:11-12 ; Ga 3:6-7.
Abraham est « père des croyants » et nous sommes ses « fils » dans la mesure où nous marchons tel il a marché, c'est à dire dans une même Foi agissante au travers d'œuvres justificatives en Volonté du Dieu Vivant, cette Foi qu'il a possédé et par les œuvres de laquelle, il a hérité d'une postérité selon la Promesse divine.
Le « fils » souligné ici n'est pas selon la chair mais selon l'Esprit, car de Abraham à nous, il n'existe aucun lien de sang direct.
Dans cette même dimension le « père » se lit en celui qui enfante, engendre selon Dieu, qui produit des disciples selon la Volonté de Dieu par la semence incorruptible de Dieu qui est sa Parole 1Cor.4:15 ; 1Jn2:13-14.
[En aparté : Jésus porte aussi cette caractéristique spirituelle de « père » dans l'excellence car il est « Père Éternel Is.9:6».
  • Père, car c'est de Lui, par Lui, en Lui que Dieu Le Père a suscité et suscite tous ses « fils » qui forment L'Église (Ekklesia).
  • Éternel, car il est rendu immortel par sa résurrection d'entre les morts et qu'il est devenu un esprit vivifiant possédant un sacerdoce intransmissible selon l'ordre de Melchisédek.
  • L'expression « Jésus Père Éternel » ne veut nullement dire que Jésus est « Dieu Le Père » ou « le seul vrai Dieu », Celui par qui le Fils Jésus-Christ est !
    De sorte qu'il a existé et existe plusieurs « christs » mais un seul est « Le Christ de Dieu Le Père », c'est Jésus-Christ Fils de Dieu, qu'il a existé et existe plusieurs « pères » mais un seul est « Dieu Le Père » qui a suscité son Christ Jésus afin qu'il soit assis à sa droite dans les lieux célestes.]
Reconnaissons qu'Abraham a cru certes, mais Sara aussi a cru, selon le témoignage rendu d'elle en :
• Heb 11:11 C’est par la foi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d’avoir une postérité, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse.

• 1Pe 3:6 comme Sara, qui obéissait à Abraham et l’appelait son seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte.
Je n'aurai pas le temps d'écrire profondément sur toutes ces choses, mais observez que Sara a cru et qu'elle est « mère » car les femmes vertueuses de l'Église(Ekklesia) sont devenues ses « filles ».
Elles sont les filles(caractère spirituel) de Sara parce qu'elles demeurent dans les mêmes dispositions spirituelles que Sara, qui a marché dans la Foi et dans la crainte de Dieu.
Donc la « mère »(dans le sens spirituel), est celle dont le témoignage est dans l'exemplarité, l'irréprochabilité, selon la Piété, en conformité à la volonté de Dieu, de sorte qu'elle suscite de nombreuses vocations, de nombreux disciples désirant ardemment marcher comme elle, en somme des filles.
Quand la Bible parle de Eve en qualité de « mère », elle ne peut aucunement faire allusion à la femme qui est en transgression, la pécheresse, elle ne peut rendre témoignage et hommage qu'à Celle qu'elle fut avant son péché, donc l'être sans péché, la vertueuse, l'irréprochable, l'intègre, la pure, celle qui est Gloire du « fils de Dieu 'Adam le Céleste », donc 'Ishshah la Céleste et non pas Eve, la pécheresse et la terrestre.
Or du fait que l'Écriture parle encore « des vivants », dans l'expression « elle fut la mère de tous les vivants », la Bible révèle que pendant cette période où elle fut mère donc dans son témoignage divin parfait et irréprochable, ces « vivants » étaient tous avec elle.
Ce qui démontre parfaitement, qu'il existait bien une génération d'êtres qualifiés de « vivants » à cette période, avant le péché.
C'est l'humanité des « fils de Dieu », celle qui fut conçue et enfantée avant le Péché et ceux là furent bien des « vivants » et ils étaient tous des habitants du Ciel.

► Notre conclusion ferme sur ce point: Il y a bien une génération d'êtres nés dans le céleste, procréés par 'Adam et 'Ishshah en êtres célestes avant le péché et ce sont les « fils de Dieu ».

Ainsi comprenons que:
  • Suite au péché de 'Adam et 'Ishshah, ces « fils de Dieu » sont demeurés sans péché, purs et saints, jusqu'à l'épisode relaté en Gen 6 où certains d'entre eux quittèrent les cieux pour se joindre aux femmes mortelles et terrestres.
    C'est ici encore le mystère:
    Quand ils tombèrent des cieux pour faire des filles des hommes leur épouse, ils furent rendus mortels en corps de chair et sang par Dieu, tout comme 'Adam leur père qui reçu un corps terrestre, fait de la poussière de la terre. Ce point s'observe quand on lit le jugement de ces « fils de Dieu » qui quittèrent le céleste séduit par la beauté des femmes.
    La traduction de ce verset en version Bible Zadok Khan et Perret Gentil Rillet rendent le mieux cette réalité:
  • Zadok Khan
    Genèse 6:3 L’Eternel dit: Mon esprit n’animera plus les hommes pendant une longue durée, car lui aussi devient chair. Leurs jours seront réduits à cent vingt ans.

  • Perret Gentil Rillet
    Genèse 6:3 Alors l’Éternel dit: Mon Esprit ne régira pas éternellement l’intérieur de l’homme; par suite de son égarement il n’ est plus que chair; et sa vie sera de cent vingt ans.
  • La durée de vie de tous les hommes n'a pas été réduite à cent vingt ans dès ce jour car les hommes ont vécu bien plus que cent vingt ans après ce jugement et l'homme aujourd'hui meurt bien avant cent vingt ans. Cette parole concernait spécifiquement les fils de Dieu descendus du ciel pour convoler avec les filles des hommes.
    Elle signifie que Dieu ne leur laisse plus la longévité par son esprit, c'est à dire qu'ils perdent eux aussi le corps céleste ou « esprit », qui les maintenait dans la longévité, pour devenir chair. Ils héritent eux aussi d'un corps terrestre et mortel et Dieu fixe la durée de leurs jours à cent vingt ans.
    C'est ici le jugement prononcé par Dieu sur ces fils de Dieu pécheurs et que l'on retrouve encore dans le psaume de Asaph par l'expression d'un blâme:
    Ps.82:6-7
    6 J’avais dit : Vous êtes des dieux, Vous êtes tous des fils du Très-Haut.
    7 Cependant vous mourrez comme des hommes, Vous tomberez comme un prince quelconque.
    Un homme postérité de Adam le terrestre a vécu cent vingt ans, c'est Moïse et cet âge n'est pas un hasard mais a spécifié son élévation par Dieu en qualité de « fils de Dieu » Deut.34:7.
  • En effet, de même que la femme fut tentée par le serpent, ils furent aussi tentés par le moyen des « filles des hommes » Ps51:5.
    C'est ce fait que relate l'Écriture quand il est écrit :
    « Ge 6:2 Les fils de Dieu VIRENT(Ra'ah) que les filles des hommes étaient belles,...».
    Ce qui veut dire qu'ils ont eu sur les « filles des hommes », le même regard que 'Ishshah a eu sur le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal selon qu'il est écrit :
    « Ge 3:6 La femme VIT(Ra'ah) que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue,..."
Le péché commis par ces « fils de Dieu » qui se profile dans ce texte est donné par le verbe hébreu Ra'ah qui définit un regard qui transperce quelque chose et va au delà du sens de la vue physique.
En Ge.3:6 et Ge.6:2 ce regard qui transperce et voit au delà, c'est la convoitise des yeux, ils furent séduits par la beauté des « filles de l'homme » Prov.6:25, ce qui les a mené à faire alliance avec le profane, le terrestre alors qu'ils sont du céleste.
Ce péché fut que l'humanité des « fils de Dieu », ces habitants du ciel, cette génération d'êtres en image de 'Adam fils de Dieu, sans péché, purs et saints, non impactés par la mort, revêtus du corps céleste, va chercher des femmes nées dans le terrestre, nées dans le péché et mortelles, alors que leur nature faisait d'eux des êtres consacrés à Dieu de corps et d'esprit et qu'ils avaient tous reçu de Dieu ce don de demeurer seul.
La nature première de ces hommes a été révélée par Jésus qui fut un homme consacré à Dieu de corps et d'esprit et qui ne contracta aucun lien de mariage.
Il y a donc eu le péché de l'alliance du saint avec le profane, du céleste avec le terrestre, du pur avec l'impur, de ce qui est de Dieu avec ce qui est du monde, tout en méprisant leur dignité première et abandonnant leur nature de consacrés à Dieu.
On comprends mieux les raisons profondes poussant l'Éternel à anéantir tout être ayant souffle de vie sur la terre, dès cette période par le déluge, car en effet, tout être avait corrompu sa voie sur terre et tous se tournaient vers le mal.
Après 'Adam et 'Ishshah, ce fut au tour de l'humanité des fils saints, nés dans le céleste, sans péché, nés avant le péché, qui furent eux aussi séduits et certains abandonnèrent leur rang, pour des jouissances éphémères qui ne leur avaient pas été données en partage par Dieu.

En résumé :
Nous avons démontré:
  • Que l'Univers Céleste et invisible a existé et fut peuplé bien avant la création de l'Univers visible qui comporte la terre,
  • Que le premier homme 'Adam ne fut pas créé terrestre mais céleste car il habitait le Paradis de Dieu dans le Ciel, il fut revêtu d'un corps tiré de la poussière du sol(céleste),
  • Que 'Ishshah fut tiré(e) de lui et porta de même l'image du céleste en Gloire de 'Adam, qu'ils reçurent tout deux ordres de Dieu de croitre, de multiplier et de remplir le céleste(territoire).
  • Que 'Ishshah a connu le bonheur de la procréation avant le péché, au travers du mot « mère », de l'expression « mère des vivants », du temps verbal, du don singulier de 'Adam,
  • Qu'elle a été la « mère de tous les Vivants », donc possédait un témoignage irréprochable et parfait pour ces vivants, ce qui n'est possible qu'avant le Péché et démontre qu'il y a bien une humanité d'êtres plein de vie et célestes nés avant le Péché et nous avons défini que ces vivants sont les « fils de Dieu »,
  • Que bien avant la fondation de la terre ce qui nous ramène à la création de l'Univers Visible, les premiers « fils de Dieu » étaient déjà procréés par 'Adam et 'Ishshah,
  • Que l'Aide pour 'Adam le céleste se définit dans la pluralité, ce n'est pas 'Ishshah mais l'humanité des « fils de Dieu » engendrée dans le céleste, avant la fondation de la terre et avant le péché,
  • Que l'humanité née avant le Péché est en image et ressemblance à 'Adam qui est créé « fils de Dieu », selon que Ge.6:2 le confirme et l'atteste,
  • Qu'une partie de cette humanité née avant le péché sont les « Fils de Dieu tombés du ciel » et révélés en Ge.6,
  • Dès le Péché les choses changèrent, 'Adam et 'Ishshah moururent à leur réalité céleste, ils sont chassés du Paradis pour être fait « âmes vivantes » habitant un corps terrestre et mortel fait de la poussière du sol terrestre ou de la poussière de la terre,
  • Qu'un mystère nous a été révélé, c'est la mort(fit tomber dans un profond sommeil) de 'Adam et 'Ishshah dans le céleste et leur résurrection(le réveil) dans le terrestre en corps de chair et de sang,
  • Que suite au Péché, Eve la terrestre, est frappée en son corps terrestre d'infécondité et est sanctionnée en ce qui concerne l'engendrement des fils, c'est la « malédiction des fils »,
    Après le Péché, au bout de cent trente ans, elle n'enfante que trois fils et cette malédiction est si terrible et pénible pour elle, que lorsqu'elle eut son premier enfant mâle à savoir Caïn, elle pousse un cri de victoire en délivrance Ge 4:1, de même qu'elle accueille en triomphe la venue de Seth comme une grande grâce de Dieu Ge 4:25,
  • Que la Bible n'a jamais mentionné Caïn en premier-né de Adam et Eve ou l'ainé de l'humanité entière ou de la génération postpéché, il est le premier enfant mâle né postpéché,
  • Que le péché révélé des « fils de Dieu » en Genèse6 c'est l'alliance d'êtres nés dans le céleste, une descendance sainte et sans péché, avec la descendance terrestre, profane et pécheresse, tout en reniant leur consécration divine première,
  • Qu'il y a eu dans l'humanité une fracture manifestant deux natures différentes :
    • Avant le péché on retrouva 'Adam et 'Ishshah des êtres célestes procréant une génération d'êtres célestes, saints, purs, sans péché, en image à 'Adam le fils de Dieu. Nous avons reconnu qu'une partie d'entre eux perdit leur nature divine en Ge6 par leur péché avec les « filles des hommes », mais que d'autres restèrent fidèles à l'Éternel, Job1:6;Job2:1
    • Après le Péché, Adam et Eve sont ressuscités en créatures terrestres et enfantent dès lors une génération d'humains vendus au Péché, peccables et mortels mais que de la postérité de 'Adam et 'Ishshah devait venir Celui qui a aujourd'hui racheté l'humanité toute entière.
    • Il était bien avant que le Monde soit car le Monde a été créé par Lui, il était dans le Ciel auprès du Père, revêtu de Gloire et de Grâce et il est descendu du Ciel par Amour pour ses frères, Celui ci est Jésus le Fils de Dieu, le Christ du Très Haut.

Le Nouveau Testament cite t-il ces « fils de Dieu » engendrés dans le céleste ?
La réponse est affirmative: Quand l'auteur de l'épitre aux Hébreux fait allusion à l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux.
Hébreux 12:
22 Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges,
23 de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection,
24 de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.
Il y a bien deux classes célestes différentes ici:
  • Les premiers-nés inscrits dans les cieux.
    La Bible parle de premiers-nés, du Grec « prototokos ». Elle désigne ceux qui sont engendrés, enfantés dans un corps soit terrestre ou céleste.
    ► Tout premier-né(prototokos) est engendré corporellement soit dans le terrestre, soit dans le céleste.
    Heb.12:23 parle de premiers-nés(prototokos) dans les cieux, ce qui qualifie indubitablement des créatures engendrées dans un corps céleste ou spirituel dans les cieux, ce qui nous ramène à Jésus-Christ, le premier-né(prototokos) des morts Col.1:15-18;Rev.1:5 car il est le premier ressuscité d'entre les morts et engendré dans un corps spirituel.
    De sorte que Jésus est un premier-né(prototokos) inscrit dans les cieux et il est encore le premier-né(prototokos) des morts inscrit dans les cieux.
    L'expression « prototokos » est donné en Heb.12:23 dans son sens spirituel et céleste car l'auteur parle dans ce contexte de choses célestes et d'êtres célestes habitant les cieux. Par conséquent, le mot « prototokos » identifie dans ce contexte, celui qui est déjà dans un corps qui n'est pas de cette création visible, mais qui est de la création invisible et fait de choses célestes.
    ► Quand on parle de « prototokos dans les cieux », on parle de l'être déjà engendré en corps céleste et/ou en corps spirituel et qui habite les Cieux Corporellement.
    La majorité des commentaires biblique ou encore la théologie disent que ces « premiers-nés » sont des chrétiens inscrits dans les livres, les nés de Dieu espérant la résurrection des morts.
    Cette vision n'est pas juste car c'est dénaturer le sens profond du mot « prototokos » et lui enlever toute sa substance.
    Quel est le chrétien aujourd'hui qui a déjà revêtu le Corps Spirituel(le corps de la résurrection à l'avènement du Seigneur), qui habite corporellement les cieux, afin d'être identifié comme Jésus-Christ en qualité de premier-né ou de faire partie d'une assemblée de premiers-nés dans les cieux ? La réponse c'est : Aucun !
    Car la résurrection des morts n'a pas encore eu lieu et Jésus-Christ est nommé « prototokos », premier-né des morts, parce qu'il est déjà bien ressuscité des morts dans un Corps Spirituel et qu'il habite les Cieux.
    Ce qui fait que ces premiers-nés(prototokos), en Heb.12:23, ne peuvent être vus dans les chrétiens nés de Dieu d'aujourd'hui car aucun n'est déjà parvenu au Corps Spirituel. Force est d'admettre que ces premiers-nés sont d'autres créatures qui habitent corporellement déjà le céleste.
    Quand la résurrection des morts aura lieu, alors le chrétien né de Dieu fera partie de l'assemblée des premiers-nés, mais pas avant.
    Comme le texte précise « vous vous êtes approchés...des premiers-nés... », cela spécifie que nous chrétiens, nous nous sommes approchés de ceux qui sont déjà revêtus du corps céleste et qui habitent corporellement les cieux.
    A cause de cela, il est manifeste que l'expression ne peut désigner que les « fils de Dieu » engendrés bien avant la fondation du monde.

  • Les esprits des justes parvenues à la perfection.
    Il s'agit ici des humains nés de Dieu pendant leur pèlerinage terrestre, ceux qui sont issus de la génération postpéché.
Pour conclure:
Nous avons reconnu que les fils de Dieu sont des fils de 'Adam l'être Céleste et qu'ils ont existé bien avant la fondation de la terre.
Nous avons vu certains d'entre eux pécher en Genèse6 mais aussi d'autres rendre encore un culte à l'Éternel dans le livre de Job et il semblerait que ces êtres soient dotés d'une longévité semblable à celle des anges.
Cela n'a rien d'étonnant car ceux qui sont restés fidèles à Dieu ne sont pas impactés par la mort, de même que les anges divins.
Une question me reste encore en suspens :
Ces fils de Dieu restés fidèles à Dieu sont ils symbolisés par les vingt-quatre vieillards qui se tiennent autour du trône de Dieu jusqu'à ce jour ?
  • Apocalypse 4:4 Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d’or.

  • Apocalypse 4:10 les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône, et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant: 11 Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance ; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées.

  • Apocalypse 5:5 Et l’un des vieillards me dit : Ne pleure point ; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux.

  • Apocalypse 5:6 Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre.

  • Apocalypse 5:8 Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints.

  • Apocalypse 5:11 Je regardai, et j’entendis la voix de beaucoup d’anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers.

  • Apocalypse 5:14 Et les quatre êtres vivants disaient: Amen ! Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent.

  • Apocalypse 7: 11 Et tous les anges se tenaient autour du trône et des vieillards et des quatre êtres vivants ; et ils se prosternèrent sur leurs faces devant le trône, et ils adorèrent Dieu,
    12 en disant : Amen ! La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâces, l’honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen !
    13 Et l’un des vieillards prit la parole et me dit : Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où sont-ils venus ?
    14 Je lui dis : Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau.
    15 C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux ;
    16 ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur.
    17 Car l’agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux.

  • Apocalypse 11:16 Et les vingt-quatre vieillards, qui étaient assis devant Dieu sur leurs trônes, se prosternèrent sur leurs faces, et ils adorèrent Dieu,

  • Apocalypse 14:3 Et ils chantent un cantique nouveau devant le trône, et devant les quatre êtres vivants et les vieillards. Et personne ne pouvait apprendre le cantique, si ce n’est les cent quarante-quatre mille, qui avaient été rachetés de la terre.

  • Apocalypse 19:4 Et les vingt-quatre vieillards et les quatre êtres vivants se prosternèrent et adorèrent Dieu assis sur le trône, en disant : Amen ! Alléluia !
Amen ! Alléluia !
Puisse Dieu ajouter sa Grâce et sa bénédiction à la lecture et la compréhension de cet article.
Bien à vous !

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